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Éloge de la lenteur

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Eloge de la lenteur
Eloge de la lenteur
© Getty - Igor Ustynskyy

Privilégier la marche, prendre le temps de cultiver des plantes, les regarder pousser... Ce sont des moyens de se sentir exister ! Approches sensibles d'un philosophe, un paysagiste et un anthropologue. Et, ne pas oublier que "Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l'éternité."

De quoi la lenteur est-elle le signe ? À quoi résiste-t-elle ? Au profit de quoi ? Pourquoi la lenteur serait-elle préférable en elle-même à la rapidité ? Notre problème est-il de ralentir ou de retrouver le sens de la durée, l’épaisseur de la durée ?

La lenteur est un sujet qui a beaucoup inspiré les écrivains. Il faut ainsi prendre le temps d’écouter la langue, celle de Kundera, celle de Pierre Sansot et celle de Jean de La Fontaine (…) Réfléchir à ce que cette lenteur ou ce désir de lenteur signifie aujourd’hui. Car nous avons plus de temps devant nous, nous ne cessons de gagner du temps, et pourtant nous souffrons de cette "famine temporelle"… Étrange époque où le temps se rétrécit subjectivement alors qu’il ne cesse de s’emplir objectivement. Est-ce réellement de repos dont nous avons besoin, ou du besoin de ressentir la distinction entre l'activité et le repos, donc entre la rapidité et la lenteur ? Mais c’est peut-être une question de rythme…

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Une débat enregistré en juin 2015.

Gilles Clément, paysagiste, enseignant, écrivain

David Le Breton, anthropologue et sociologue, professeur à l'Université de Strasbourg

Catherine Potevin, chef de la rubrique Livres de "Philosophie Magazine"

Frédéric Worms, professeur de philosophie à l'université de Lille III, directeur du Centre international d'étude de la philosophie française contemporaine à l'Ecole normale supérieure.

29 min