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Emmanuel Macron - Marine Le Pen : dans le détail de leurs propositions pour la présidentielle 2022

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Marine Le Pen en campagne à Perpignan le 7 avril 2022. Emmanuel Macron à Marseille le 16 avril 2022.
Marine Le Pen en campagne à Perpignan le 7 avril 2022. Emmanuel Macron à Marseille le 16 avril 2022.
© Getty - Chesnot / Louise Delmotte

Pouvoir d'achat, environnement, retraites, éducation, santé, égalité femmes/hommes, immigration, défense, culture, numérique, relations internationales, Europe. Analyses par thèmes des mesures annoncées par le président-candidat et par son adversaire, comme en 2017, pour le Rassemblement national.

L'affiche est la même qu'il y a cinq ans mais certains thèmes ont pris le dessus, surgi ou disparu. Et Emmanuel Macron doit composer avec son bilan. Les programmes de deux qualifiés pour le second tour du 24 avril divergent sur bien des points. Voici par grandes thématiques pourquoi.

Macron-Le Pen : panorama des mesures qui diffèrent et de celles qui convergent. Par Stéphane Robert

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Le pouvoir d'achat

Avec l'inflation grandissante, le thème s'est imposé dans la campagne présidentielle par le prisme des prix de l'énergie. Ce qui a, proportionnellement au revenu, le plus de conséquences sur les budgets des ménages les plus modestes. Sans oublier que c'est la hausse du prix de l'essence qui a mené au mouvement des "gilets jaunes".

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Marine Le Pen prévoit de faire passer la TVA de 20 à 5,5 % sur les carburants, fioul, gaz et électricité, qu'elle souhaite considérer comme des biens de première nécessité. Le gain serait en moyenne d'une dizaine d'euros sur un plein de gazole. La perte pour les finances publiques en revanche d'une dizaine de milliards d'euros.

Emmanuel Macron lui veut prolonger le bouclier tarifaire sur l'énergie s'il est réélu et compenser financièrement les "gros rouleurs", ceux qui ne peuvent pas se passer de leur voiture. Les finances publiques seraient mises à rude épreuve, les mesures préalablement instaurées par le gouvernement ayant déjà coûté plusieurs dizaines de milliards d'euros.

Pour augmenter le revenu des Français, les deux candidats proposent aussi des mesures salariales.

Le pouvoir d'achat vanté par les deux candidats. Revue de programmes signée Anne-Laure Chouin

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À lire aussi : Présidentielle : les programmes économiques à la loupe. Avec Patrick Artus

L'environnement

Préoccupation majeure des Français d'après les enquêtes d'opinion, l'écologie n'a pourtant pas été vraiment au coeur des débats du 1er tour de l'élection présidentielle. Les deux candidats ont en commun de défendre la relance de la filière nucléaire française. Tout en promettant d'investir dans le solaire et l'éolien, pour Emmanuel Macron, avec notamment l'implantation de 50 parcs éoliens d'ici 2050.

Marine Le Pen entend développer massivement les filières françaises des énergies renouvelables (solaire, biogaz, bois) mais sans mettre un euro dans le développement de l'éolien. La candidate du Rassemblement national souhaite même un moratoire sur l'énergie éolienne.

Quels regards sur l'écologie ? Éléments de réponse avec Véronique Rebeyrotte

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La santé

Le thème a occupé à peine 11 minutes dans le long débat auquel les deux candidats se sont prêtés, mercredi soir.
Dans leurs programmes, les deux candidats divergent sur deux points. D'abord l’AME - l'Aide Médicale d’Etat - qui permet aux étrangers sans papiers de se faire soigner s'ils peuvent justifier qu’ils sont sur le territoire depuis plus de 3 mois. Marine Le Pen veut la limiter aux seules urgences vitales, car elle créerait un appel d’air pour l’immigration affirme la candidate de l'extrême-droite. Emmanuel Macron, lui, s’est contenté de la durcir en 2020, faisant par exemple passer à 9 mois le délai d’attente pour une opération de la hanche. A la veille du deuxième tour, il ne parle plus de modifier l'AME.

Et puis l’extrême droite annonce la fin de la "suradministration chronique" de l’hôpital. Marine Le Pen veut imposer un plafond : pas plus de 10% de personnels administratifs dans les hôpitaux publics. Cela permettrait de "dégager des marges de manœuvre pour recruter davantage de personnel soignant", affirme la candidate du RN. Elle veut aussi supprimer les ARS, les agences régionales de santé.

Deux autres thématiques importantes se dégagent : la lutte contre les déserts médicaux et le sauvetage de l’hôpital. A ce propos, les candidats multiplient les propositions, avec en particulier une grande concertation souhaitée par le président-candidat.

Enfin, Emmanuel Macron cite la prévention en premier dans son programme. Il veut dépister les écarts de développement chez les enfants le plus tôt possible. Encourager le sport sur ordonnance. Faire des bilans de santé gratuits aux âges clés, etc. Marine, le Pen ne consacre qu’une ligne à cette thématique sur les 20 pages que compte son manifeste M'la santé.

La santé. Analyse des programmes par Tara Schlegel

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Les prestations sociales

Avec très clairement 2 lignes directrices : quand Marine Le Pen lie le versement des aides à la préférence nationale, Emmanuel Macron, lui, les conditionne à l'obligation d'exercer une activité. Conditionner le RSA (le revenu de solidarité active) à 15 ou 20 heures d'activité, d'insertion professionnelle par semaine est l'une des mesures les plus discutées du président-candidat. Face à la gauche et aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon notamment qui dénoncent un travail au rabais, au-dessous du Smic, l'entourage d'Emmanuel Macron explique que l'idée n'est pas de faire des travaux d'intérêt général sans être payé, mais d'accompagner les 2,1 millions d'allocataires actuels vers l'emploi.

Marine Le Pen, elle, introduit une différence entre nationaux et étrangers. Des étrangers qui devront ainsi prouver qu'ils ont travaillé cinq ans en France pour toucher le RSA et d'autres prestations de solidarité. Cette mesure permettrait d'économiser plus de 5 milliards d'euros par an, selon la candidate du RN. Moitié moins, selon le chiffrage de l'Institut Montaigne, groupe de réflexion libéral. Marine Le Pen veut, par ailleurs, réserver les allocations familiales aux Français. "On ne veut plus que la France soit un guichet social", répétait encore mardi le président du Rassemblement national Jordan Bardella.

Les prestations sociales envisagées par chacun des deux candidats. Analyse de Catherine Duthu

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L'égalité femmes / hommes

La question des femmes a été peu abordée durant la dernière ligne droite de la campagne présidentielle alors que l'égalité femmes / hommes est toujours à la peine avec un écart salarial de 22% entre les femmes et les hommes à compétence égale et un plafond de verre toujours aussi solide. Le nombre de féminicides est aussi reparti à la hausse avec 113 meurtres et assassinats de femmes par leur conjoint ou ex conjoint l'année dernière et 27 rien que pour ce début d'année. 6 abstentionnistes sur 10 au premier tour étaient des femmes.

La plus criante des différences entre les deux candidats est que l'"égalité entre les femmes et les hommes" n'est pas une thématique développée dans le programme de Marine le Pen. Elle s'en explique dans une récente interview au magazine Elle : si elle devient présidente, elle supprimera le ministère consacré au droit des femmes, une première depuis 1974, formera un gouvernement non paritaire et laissera la responsabilité des discriminations salariales aux syndicats.

De son côté, Emmanuel Macron promet de faire à nouveau de l'égalité femmes / hommes la grande cause de son quinquennat. Le président-candidat promet donc de sanctionner financièrement dès 2022 les entreprises qui ne respectent pas l'égalité salariale. Et pour mieux endiguer les violences faites aux femmes, il veut tripler l'amende contre le harcèlement de rue, doubler le nombre de policiers spécialisés sur les féminicides et mettre en place un système de dépôt de plainte en ligne. Mais rien n'est écrit sur le financement de toutes ces mesures et c'était déjà la grande faiblesse de son mandat.

L'égalité femmes / hommes dans les deux programmes. Analyse de Cécile de Kervasdoué

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La sécurité

Cela reste l'un des thèmes sensibles de cette campagne. Les propositions d'Emmanuel Macron figurent déjà dans le projet de loi d'orientation de programmation du ministère de l'Intérieur, issu du Beauvau de la sécurité présenté en conseil des ministres il y a un mois et pas encore voté. Cette loi-programme représente un effort de 15 milliards d'euros sur cinq ans dont la moitié porte sur les moyens de lutte contre la cybercriminalité. Mais dans le cadre de la campagne l'accent est mis sur le quotidien avec la création de 200 nouvelles brigades de gendarmerie et le doublement du nombre de policiers sur le terrain.

Fermeté revendiquée chez Marine Le Pen face au supposé laxisme des institutions. On retrouve une loi de programmation d'un milliard et demi d'euros par an pour la sécurité et la justice pour créer 7 000 postes de policiers, 3 000 agents administratifs, pour remettre un nombre équivalent de policiers sur le terrain. Mais aussi l'obligation pour les villes de plus de 10 000 habitants d'avoir une police municipale. Marine Le Pen veut également doubler le nombre de magistrats, ce qui est peu ou prou l'équivalent de la promesse d'Emmanuel Macron de recruter 8 500 magistrats et personnel de justice.

Sécurité : les propositions des deux finalistes analysées par Nicolas Balu

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La politique pénale est l'une des différences majeures entre les deux candidats. Chez Marine Le Pen, les forces de l'ordre bénéficieraient automatiquement de la présomption de légitime défense, les aménagements et réductions de peine seront limités, la perpétuité, réelle. Pour la candidate du Rassemblement national, la question de la sécurité est directement liée à l'immigration et l'expulsion des immigrés condamnés ou en situation irrégulière.

L'immigration

Pour Emmanuel Macron, contrôler l'immigration et favoriser l'intégration sont pratiquement mis sur le même plan. A l'inverse, Marine Le Pen parle d'une "submersion migratoire" contre laquelle le politique serait devenu impuissant. Son projet de loi qui sera soumis à référendum est déjà prêt. Il veut modifier la Constitution pour permettre au droit français de supplanter le droit européen et notamment pour ne plus appliquer à l'immigration les mesures de protection contenues dans la Déclaration européenne des droits de l'homme.

Sans surprise, les deux candidats veulent lutter contre les clandestins. Marine Le Pen se fait fort d'expulser les condamnés en France, donc jugés dangereux. La mesure existe déjà, réplique Emmanuel Macron. Il a ainsi renvoyé plus de la moitié des 1 115 individus clandestins fichés pour radicalisation. Il se félicite aussi d'avoir refusé ou retiré 30 000 titres de séjour à des étrangers susceptibles de troubler l'ordre public.

L'immigration selon Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Analyse de Tara Schlegel

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La réforme des retraites

C'est un sujet qui suscite toujours énormément de contestation. La réforme dite "systémique" voulue par le candidat Macron en 2017 ayant été suspendue à cause de la pandémie. Les positions des deux candidats sur le sujet ont évolué ces derniers mois et encore très récemment. Désormais, c'est sur le paramètre de l'âge que s'appuie l'essentiel de la réforme proposée par le candidat Macron : avec le report de l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans d'ici 2030 ou 2032. Dernière concession faite par la président-candidat : une clause de revoyure au moment du passage à 64 ans (avec l'idée qu'on pourrait s'arrêter là finalement).

En face, Marine Le Pen a changé de braquet en cours de campagne : alors qu'elle proposait de ramener l'âge de départ à 60 ans, elle prévoit désormais de le maintenir à 62 ans, mais d’ouvrir la retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler avant 20 ans et disposant de 40 annuités de cotisations.

Les ambitions pour les retraites des Français aux yeux de l'une et de l'autre. Par Anne-Laure Chouin

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La fonction publique

Les propositions d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen dessinent à la fois les conditions de recrutement et de travail pour les 5,7 millions de salariés de la fonction publique. Elles dessinent aussi une certaine vision du rôle de l’État et des services publics. Contrairement à 2017, Emmanuel Macron ne propose plus de baisse du nombre de fonctionnaires. Et Marine Le Pen se pose en défenseur des services publics. Elle déplore leur démantèlement, imputable "aux attaques d'Emmanuel Macron et aux technocrates de Bruxelles". Même si le chiffrage de son programme prévoit aussi une baisse de 10% du budget de fonctionnement des agences de l'État. Elle plaide pour le maintien du statut de fonctionnaire et dit vouloir revenir sur la réforme de la haute fonction publique et du corps préfectoral et la fin de l'ENA entérinées par le président-candidat. Au statut de fonctionnaire, il préfère des recrutements par profils, les appels à projets, la contractualisation et annonce une refonte de la rémunération des fonctionnaires, sans plus de précisions. Pour les enseignants, il souhaite une rémunération au mérite, une augmentation pour ceux qui accepteront de nouvelles tâches.

Et pour la fonction publique ? Précisions de Catherine Petillon

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L'éducation

L’école est un élément clef de notre société avec ses 12 millions d’élèves et ses 800 000 enseignants. Au niveau pédagogique, Emmanuel Macron souhaite renforcer l'apprentissage du français dans le primaire et en 6e. Idem pour les mathématiques avec des heures supplémentaires et un enseignement remis dans le tronc commun au lycée.

Marine Le Pen avance elle une augmentation générale de 3% des salaires des enseignants. La candidate du Rassemblement national promet une refonte des programmes scolaires, en particulier en français, en mathématiques et en histoire-géographie. Et elle entend également renforcer l'autorité de l'institution scolaire, en instaurant le port de l'uniforme obligatoire dans le primaire et au collège.

Les propositions pour l'école analysées par Hakim Kasmi

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La défense

Les deux finalistes s'entendent sur l'augmentation des moyens alloués au ministère des armées, mais tout les oppose sur le reste. Le clivage apparaît notamment sur la place de la France dans l'Europe de la défense. Emmanuel Macron veut renforcer ce qui est encore embryonnaire, alors que Marine Le Pen veut en sortir, sortir même de toutes les coopérations industrielles entre la France et l'Allemagne sur les armes.

Le projet national souverainiste de la candidate d'extrême droite s'oppose aussi au maintien de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, que la France a réintégré en 2007. Cela ne veut pas dire quitter l'OTAN, mais ne plus participer à des discussions d'Etat major, ou les entrainements communs des armées. Enfin, après la guerre, Marine Le Pen souhaite un rapprochement stratégique entre l'Otan et la Russie.

Culture : le patrimoine pour Marine Le Pen, le bilan avant tout pour Emmanuel Macron

Et la culture dans tout ça ? Avant le premier tour, beaucoup se sont déjà posé la question face aux programmes des douze candidats et candidates. Triste vacuité (constante) confirmée pour cette présidentielle et malgré des enjeux accrus : la culture est très loin d'apparaitre comme un thème de campagne majeur ! Emmanuel Macron a dit le regretter sur notre antenne mais certains dans son entourage regrettent son peu de dynamisme sur la question. Il se félicite de son soutien pendant la crise sanitaire, promet de ne pas revenir sur le statut des intermittents et parie sur un pass culture renforcé ainsi que sur la création d’un métavers artistique, un monde virtuel qui éviterait de dépendre d'opérateurs anglo-saxons ou chinois.
Marine Le Pen mise elle sur le patrimoine, avec notamment un service national du patrimoine de six mois renouvelables, ouvert aux 18-24 ans, sur la base du volontariat et un grand plan musées.

Mais un seul mot lié à la culture a pris le dessus chez les deux candidats : la redevance. Et l'un comme l'autre souhaite la supprimer. Marine Le Pen promet une privatisation de l'audiovisuel public, quand Emmanuel Macron en garantit l'indépendance, avec la piste d'un budget voté pour cinq ans. Cette réforme inquiète de nombreux professionnels, y compris de la création cinématographique et télévisée.

Revue des programmes culturels des deux finalistes par Eric Chaverou

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À lire aussi : Emmanuel Macron : un bilan culturel façonné par la crise sanitaire ?

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Le numérique

La réduction de la fracture numérique réunit les deux candidats. Emmanuel Macron s’engage à ce que tout le territoire français soit couvert par la fibre en 2025. Et il promet la mise à disposition dans les cinq ans de 20 000 accompagnateurs pour aider les Français qui en ont besoin à mieux maitriser les outils numériques. C’est la lutte contre le phénomène appelé illectronisme. Marine Le Pen promet aussi la disparition des zones blanches, non connectées.

Autre proposition commune aux deux candidats : le renforcement de la cybersécurité du pays. Tous deux s’engagent à débloquer plus de moyens pour l’ANSSI, l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, qui protège les intérêts français contre la menace d’éventuelles cyberattaques.

Enfin, Marine Le Pen et Emmanuel Macron expriment tous les deux leur volonté de mieux réguler les géants du Net que sont les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

Pour ce qui les distingue, le président-candidat présente un important volet éducatif. Quand Marine Le Pen ambitionne une souveraineté numérique.

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Des programmes vantés "à l'équilibre", mais pas les comptes

La dette publique n’aura pas été un débat des élections. Les chiffrages des programmes des deux finalistes se disent "à l’équilibre", mais tablent sur des conditions monétaires inchangées à l’avenir. Est-ce bien réaliste ? Réponse dans la Bulle économique de Marie Viennot du 16 avril.

L’argent magique en campagne. Bulle économique de Marie Viennot

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Volontarisme, multilatéralisme, Europe : le monde vu par Emmanuel Macron

Depuis son arrivée à l’Élysée, Emmanuel Macron a multiplié les initiatives ambitieuses. Sans se décourager et généralement sans parvenir à faire bouger les lignes. S’il entame un nouveau quinquennat, optera-t-il pour une politique étrangère plus réaliste ? Analyse à lire ici de Bertrand Gallicher.

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Indépendance, bilatéralisme et "realpolitik" : le monde vu par Marine Le Pen

La vision des affaires mondiales et de la place de la France sur la scène internationale développée par Marine Le Pen pendant sa campagne électorale est en rupture complète avec celle d’Emmanuel Macron. La candidate RN prône pour la France des relations bilatérales dans un "concert des nations". Analyse à lire ici de Christian Chesnot

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Europe : deux visions diamétralement opposées

Différence fondamentale avec 2017, Marine Le Pen ne propose plus de sortir de l'Union européenne, et donc de la zone euro, et ces élections se déroulent pendant la présidence française du Conseil de l'Union européenne, ce qui renforce la posture européenne d'Emmanuel Macron. Pour la candidate du Rassemblement national, il s’agit de protéger la France des règles européennes qui brident son indépendance, alors que son adversaire voit l’UE comme un instrument de la puissance française, et de la protection des Français dans la mondialisation.

L'appartenance à l'Union européenne n'est plus un débat, mais... Éclairage de Marie Viennot

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