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Europe, Grèce, migrants : les principales déclarations de Jean-Claude Juncker

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Ce vendredi 12 juin, le président de la Commission européenne était depuis Bruxelles l'invité des Matins de France Culture, dans le cadre de notre série "l'Europe en Questions". Europe, Grèce, migrants : voici ses principales déclarations.

La Grèce

Jean-Claude Juncker s'est dit avant tout préoccupé par les Grecs. "Les Grecs sont malheureux, les citoyens grecs, surtout ceux qui sont dans le besoin, et il y en a beaucoup, ne voudraient plus voir la politique d'austérité être reconduite et même intensifiée. Donc, ma seule préoccupation, ce sont les Grecs, pas le gouvernement grec, pas le Parlement grec. (...) Donc, je me sens très proches des Grecs qui souffrent." :

Ne pas se méprendre sur la volonté de l'Allemagne

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"Je ne crains rien de madame Merkel.", affirme-t-il. Et je voudrais dire une fois pour toutes, mais c'est un message qui ne passe pas, que l'Allemagne n'est pas parmi les pays qui furent parmi les plus exigeants à l'égard de la Grèce. La Finlande, l'Autriche, les Pays-Bas, la Slovaquie, la Slovénie, Malte ont été et sont toujours plus exigeants que l'Allemagne ! Pour une raison compréhensible : le smic dans ces pays là est moins élevé qu'en Grèce". :

Un accord est nécessaire dans les jours qui viennent

Quant aux discussions entre les instances européennes, le FMI et le Premier ministre grec Alexis Tsipras, Jean-Claude Juncker a estimé que "la balle est dans le camp grec". Il répond pesant chaque mot et avec bien des silences à Amélie Perrier, alors que la Grèce espère toujours conclure un accord avec ses créanciers UE et FMI d'ici à la réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) du 18 juin prochain :

L'Europe

"Le Royaume-Uni ne quittera pas l'Union", a d'abord affirmé le président de la Commission européenne. "Les Britanniques étant un peuple des plus pragmatiques, il ne va pas quitter l'Europe. C'est dans son intérêt de rester. Tout comme il est dans l'intérêt de l'UE d'avoir un Royaume-Uni fort et constructif. Il n'est pas question de changer les traités sur des points qui risqueraient d'amener l'Europe à devenir une zone de libre-échange, certes de niveau élevé, mais qui aurait pour conséquence de nous faire perdre la perspective et l'ambition politiques."

L'ancien Premier ministre luxembourgeois a par ailleurs souligné au sujet de la Hongrie qu'"un pays qui réintroduirait la peine de mort n'aurait plus sa place en Europe".

A propos du TAFTA, TTIP, Jean-Claude Juncker estime que "nous ne sommes pas là pour suivre aveuglément les Américains. (...) Nous n'allons pas dans le cadre de ces négociations abaisser notre niveau de protection sociale, nos systèmes de télévision et de radio. La culture ne fait pas l'objet d'un marchandage avec les Américains. Donc il ne faut pas nourrir des craintes qui n'ont pas lieu d'être." :

Les migrants

Le responsable européen a rappelé l'adoption d'un agenda sur la migration et le triplement de certains budgets. Mais il a aussi précisé que son plan "ne trouvait pas l'approbation spontanée d'un certain nombre d'Etats membres sur une répartition équitable et solidaire de ceux qui ont besoin de protection internationale sur tout le territoire européen". Et d'ajouter qu'une répartition équitable entre gouvernements est évidente : "On ne peut pas laisser aux seuls soins de l'Italie, de la Grèce, de Malte, de l'Espagne, la gestion de cet afflux massif ". Quand, selon lui, "il faudra bien que la France accepte d'accueillir un nombre plus grand de réfugiés" :

Et pour découvrir les autres déclarations saillantes du président de la Commission européenne, cliquez sur le diaporama ci-dessous :

> Écoutez aussi le portrait de Jean-Claude Juncker dressé par notre journaliste Pierre Bénazet, en mai 2014 :

Trait pour trait

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