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Exposition “ Aux frontières de l’humain” au musée de l'Homme

Du 13 octobre 2021 au 30 mai 2022
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Explorer nos limites, interroger notre devenir en tant qu’humain et plus globalement envisager le devenir de la planète, tel est le vaste champ d’exploration proposé par la nouvelle exposition du Musée de l’Homme : Aux frontières de l’humain.

Les frontières du vivant sont instables et les spécificités humaines se sont brouillées, tant par une meilleure connaissance de notre lointain passé – nous ne sommes que des primates parmi les autres – que par la dynamique des innovations technologiques qui repoussent nos limites humaines. Paradoxalement, voilà l’humain aujourd’hui plus proche de l’animal et en même temps loin de sa propre nature : réparé, augmenté, connecté.

Par son ancrage dans des préoccupations contemporaines, Aux frontières de l’humain s’inscrit dans une programmation dont l’orientation a été initiée en 2017, avec l’exposition Nous et les autres, des préjugés au racisme. Le Musée de l’Homme affirmait ainsi son positionnement en tant que musée de société, dont la programmation entre en résonance avec les grands axes développés dans l’exposition permanente de la Galerie de l’Homme : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où  allons-nous ?

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Une approche pluridisciplinaire, de la biologie à la philosophie

Aux frontières de l’humain ouvre un vaste champ d’investigations. Les progrès technologiques ont permis de réparer notre corps biologique et d’accroître nos potentiels physiques et intellectuels, mais jusqu’où peut-on aller tout en restant humain, individuellement et collectivement ? N’avons-nous pas compromis notre propre avenir en malmenant la planète au nom du progrès ? Pour aborder ce faisceau de questions, le Musée de l’Homme a croisé les expertises des scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle et a fait appel à des compétences spécifiques pour aborder des questions hors de ses domaines de recherche, comme le sport par exemple. Un comité scientifique élargi a présidé à l’élaboration de l’exposition. Il réunit plus de 20 scientifiques : anthropologues, ethnologues, éthologues, primatologues, naturaliste biologistes, professeurs de droit, philosophes, politologue, historien des sciences, médecins, spécialistes de l’Intelligence artificielle et du sport de haut niveau.

La dynamique du parcours : 5 parties encadrées par un prologue et un épilogue

Du prologue à l’épilogue, le parcours est construit selon une dynamique : plus l’on progresse dans l’exposition, plus les humains semblent s’affranchir de leurs limites, jusqu’au transhumanisme et ses promesses d’immortalité. Les cinq premières parties sont introduites par des intitulés percutants, et un « Je » très personnel : Je suis un animal d’exception - Je suis un champion - Je suis un cyborg - Je suis un mutant - Je suis immortel. Ces espoirs d’éternité sont anéantis dans la dernière partie, par un brutal changement de ton : On va tous y passer annonce pour l’humanité toute entière des lendemains peu enchanteurs sur une planète malade, avant toutefois d’envisager, dans l’épilogue, les possibilités d’un avenir commun.

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Commissariat d’exposition
Kinga GREGE  et Judith NASLEDNIKOV, muséographes

À écouter 

Retrouvez l'épisode "Aux frontières de l’humain" : l’ambitieuse exposition du Musée de l’Homme, dans l'émission "AFFAIRE EN COURS" par Marie Sorbier.

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