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Saison d’expositions "Enfance" au Palais de Tokyo

Du 22 juin au 9 septembre 2018
Ugo Rondinone, Vocabulary of Solitude, 2016, Courtesy de Galerie Eva Presenhuber, Zurich ; Gladstone Gallery, New York et Bruxelles ; Sadie Coles HQ, Londres ; kamel mennour, Paris/Londres
Ugo Rondinone, Vocabulary of Solitude, 2016, Courtesy de Galerie Eva Presenhuber, Zurich ; Gladstone Gallery, New York et Bruxelles ; Sadie Coles HQ, Londres ; kamel mennour, Paris/Londres
- Stefan Altenburger

Découvrez la nouvelle saison d’expositions "Enfance" au Palais de Tokyo du 22 juin au 9 septembre 2018

Cet été, avec une saison d’expositions dédiées à l’enfance, le Palais de Tokyo plonge dans nos souvenirs, nos rêves et nos jeux d’enfants, tout en abordant la manière dont ils influent sur la construction de nos identités et de leurs représentations. 

D’œuvre en œuvre, d’émerveillement en stupeur, le Palais de Tokyo se transforme en un vaste parcours qui se déploie à travers les productions d’envergure d’artisans d’art et d’artistes contemporains afin d’interroger les imaginaires de l’enfance, ses mythes fondateurs et ses transformations contemporaines, de leurs archétypes aux normes et conventions qui les façonnent.

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Exposition "Encore un jour banane pour le poisson-rêve"

Comment le sens de l’émerveillement, la capacité à inventer des mondes mais également les peurs et les angoisses enfantines se  construisent et se déterminent ils en fonction des contextes ? L’exposition Encore un jour banane pour le poisson-rêve d’après le titre modifié d’une nouvelle de J.D. Salinger, tente d’y répondre en nous faisant voyager de territoires quotidiens et intimes à des mondes fantasmés, qui sont autant de fragments d’une identité en construction  permanente.

Se rapprochant dans son principe et dans sa construction d’un conte,  avec ses multiples niveaux de lecture s’adressant tantôt aux enfants,  tantôt aux adultes, et avec ses nombreux rites de passage, l’exposition  invite le visiteur « de 7 à 77 ans » à traverser diverses épreuves  initiatiques, en se confrontant à l’étrange et à l’étranger.

"RING, SING AND DRINK FOR TRESPASSING" de Laure Prouvost 

À l’occasion de sa première exposition personnelle dans une institution parisienne, Laure Prouvost propose une échappée, tant géographique que mentale. Transformant les lieux avec une scénographie originale imaginée en collaboration avec Diogo Passarinho, dont le dessin global évoque tant un œil grand ouvert qu’un sein, elle conçoit dans le même temps divers recoins, testant la curiosité du visiteur et l’invitant à s’y aventurer. Multipliant les points de vue avec générosité et humour, « Ring, Sing and Drink for Trespassing » 1 est une ode aux chemins de traverse et au dépassement des limites, à la joie de se faufiler à travers un grillage pour découvrir un terrain vague, ou un jardin merveilleux aujourd’hui abandonné, au fond duquel l’artiste aurait installé son atelier. 

"A Silent Line, Lives Here" de Bronwyn Katz 

Artiste pluridisciplinaire, Bronwyn Katz réalise des installations, des sculptures, des vidéos et des performances. Dans ses installations et ses sculptures, elle tente de reconstituer une histoire et une  mémoire collective liées aux espaces et aux objets qui l’entourent. Le matelas usagé est un matériau récurrent dans son œuvre. En le vidant de sa substance et en ré-agençant les différentes matières qui le composent (chutes de mousse, tourbillons extraits de sommiers en fil de fer), elle génère ce que Nicoletta Michaletos (Artthrob) a pu qualifier de « formes-fantômes ». Représenter le vide est une manière pour elle de  manifester la présence encore vivante de la mémoire de ses ancêtres.

"Union des poètes et des boulangers" de Julieta García Vazquez

L’artiste argentine Julieta García Vazquez développe des projets collectifs répondant à des contextes précis, qu’ils soient sociaux,  urbanistiques ou environnementaux. Elle imagine des actions et des collaborations qui oscillent entre la nécessité de répondre à une  situation et la possibilité de laisser surgir poésie et utopies. Préserver, transmettre, réactiver et imaginer sont à l’origine de chaque  projet pensé collectivement, et réunissant par exemple les habitants  d’un quartier, une catégorie socio-professionnelle ou la frange d’une  population donnée.

France Culture en parle

Réécoutez l’émission La Grande Table d'été par Romain Becdelièvre du lundi 30 juillet 2018 de 12h45 à 13h49 avec Clément Cogitore, dramaturge de l’exposition Encore un jour banane pour le poisson-rêve et Françoise Pétrovitch, artiste plasticienne.