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Féminismes, otages en Iran, selfies et Rimbaud : la Session de rattrapage

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La Session de rattrapage
La Session de rattrapage
- Crédits : Radio France

Sélection. Retrouvez chaque samedi la sélection hebdomadaire des programmes de France Culture à réécouter.

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Bonjour à toutes et à tous,

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Alors que le 8 mars se profile, après le choc de la dernière cérémonie des Césars, certains s'interrogent encore sur la nécessité d’une Journée internationale des droits des femmes. Pourtant, plus de quarante ans après la révolution sexuelle, de nombreuses batailles restent encore à gagner rappelle Michèle Perrot. Invitée des Matins de France Culture, l’historienne expliquait très clairement qu'il ne s'agit pas d'amplifier le rôle des femmes dans l'histoire, simplement de souligner leur présence, alors que les manuels scolaires et les récits les ont oubliées, si ce n'est évincées. Si quelques noms féminins restent néanmoins, telle Olympe de Gouges pendant la Révolution française, d’autres au contraire, comme Alice Guy au XIXe siècle, sont trop peu connus, marginalisés. Et pour celles qui sont parvenues à se faire une place dans ce monde d’hommes, n'oublions pas que la tâche fut rude. Il aura par exemple fallu des années d’acharnements, de contestation et de stratégies aux étudiantes anglaises afin d’obtenir, au même titre que les hommes, le droit au diplôme. Quoi de plus naturel alors, que de redonner la parole aux femmes sur tous les continents ? C’est l’idée entreprise par Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand dans leur documentaire Woman où des femmes de cinquante pays se confient sur ce qui, malgré leurs différences, les relie : le sentiment de domination exercée par des hommes. Alors sommes-nous en train de prendre un chemin plus égalitaire ? Rien n'est moins sûr, même si dans les mots, les choses évoluent. Bonnes écoutes. Emilie Balla

COMPRENDRE 

Le coronavirus, un virus mondialisé ?
Le coronavirus, un virus mondialisé ?
© Getty - Crédits : sesame

Covid-19, un virus mondialisé ? À l'heure actuelle, quatre-vingt pays seraient touchés par le coronavirus, un chiffre qui risque de croître encore. Tout comme l’inquiétude qui l'accompagne, car les mesures prises pour freiner la propagation ne semblent pas enrayer la panique. Est-ce que les réponses politiques sont à la hauteur des attentes, se demandaient l'écrivain Erik Orsenna et le médecin clinicien François Chambon. (Les Matins, 40 min)

Otages : rompre le silence. Alors que vient de débuter le procès des chercheurs français Fariba Adelkhah et Roland Marchal, toujours détenus en Iran, on s'intéresse au statut même de l'otage, depuis l'Antiquité. En ouverture d'une série de cinq émissions éclairées par des diplomates, historiens ou médecins qui ont suivi de près les négociations au cœur de ces politiques d'échanges. (Matières à penser, 43 min)

Panique migratoire à Lesbos. Tiraillée entre la Turquie, avec qui elle a signé un "accord" sur l'immigration, et la Grèce qui l'appelle à l’aide, l'Europe a placé Ankara dans une position de force. S'est-elle laissée prendre à son propre piège ? Alors même que des migrants manifestent le long de la frontière turco-grecque, on se demande comment l’UE peut résister à cette nouvelle crise. (Cultures monde, 58 min)

APPRENDRE

Partial view of woman taking a selfie
Partial view of woman taking a selfie
© Getty - Grant Faint

Du débat au clash ? Éloquence, clash, voici des expressions dont on se demande si elles font bon ménage quand le débat public semble rongé par la violence verbale et la volonté d’humilier l’autre. C’est précisément ces conflits de parole, ces batailles de mots dont il était question au cours de cette table-ronde du dernier Forum France Culture, à la Sorbonne à Paris. (Le Temps du débat, 40 min)

Astéroïdes : itinéraire bis. Depuis quelques jours, une inquiétude de plus agite les réseaux sociaux : un astéroïde géant pourrait frôler la terre et risquerait de détruire l’humanité tout entière. Si celui-ci va passer en réalité fin avril à plus de 16 fois la distance Terre / Lune, la question demeure : comment évalue-t-on le risque d’impact de ces corps sur notre sol ? (La Méthode scientifique, 59 min)

Le temps des selfies masqués ? À une époque où les autoportraits se font surtout via son smartphone, comment fera-t-on demain alors que nos visages seront tous, ou presque, dissimulés par des masques de protection ? Derrière cette question en apparence futile transparaissent l'histoire des masques et leur utilité variable selon les époques, mais peut-être aussi nos pensées les plus sombres... (Les Chemins de la philo, 59 min)

DÉCOUVRIR

Leïla Slimani
Leïla Slimani
© Getty - Crédits : Hindustan Times -

L’altérité pour patrie. C'est à partir de son histoire personnelle, marocaine et alsacienne, que Leïla Slimani dresse dans son dernier roman le portrait d'une famille française des années 1950 jusqu'à nos jours. Avec La Guerre, la guerre, l'écrivaine, prix Goncourt en 2016, s'est lancée pour défi de publier une trilogie sur la quête d'identité. (La Grande table, 27 min)

Rimbaud le prodigieux. Mort à l'âge de 37 ans seulement, Rimbaud a vécu plusieurs vies en une seule. Retour sur le parcours mystérieux du poète maudit, époux infernal mais aussi trafiquant à ses heures perdues, au début d'une série de quatre émissions sur cette révolution de la poésie moderne. (La Compagnie des œuvres, 58 min)

Une vie à s'aimer. Il y a 900 ans naissait pour ne jamais mourir un amour torride, immoral et douloureux entre Abélard, théologien bientôt abbé, et Héloïse, étudiante bientôt abbesse. Plongée lointaine en deux épisodes, dans l'un des mythes fondateurs de l'amour malheureux. (Une histoire particulière, 28 min)

LA CITATION

Casey
Casey
- Crédits : Tcho Antidote

Cette semaine, la citation nous vient de la rappeuse Casey, qui revient avec un nouveau groupe Ausgang et un nouvel album Gangrène. Dans "Par les temps qui courent" elle évoquait l'une de ses thématiques de prédilection, à savoir l'expérience noire et ses répercussions, mais aussi son rapport à l'écriture et à l'oralité :

La France est un pays très littéraire, dans lequel les gens aiment se dépoitrailler, s'autoanalyser. Ce que j'aime dans le rap, c'est qu'il y a un peu moins de maniérisme. L'écrit c'est juste le prisme pour arriver à l'oral, c'est la différence avec la littérature. Dans le rap, l'oral compte autant que l'écrit, et poser les mots, c'est une façon de poser les notes. 

Quoi de mieux pour clore cette Session, qu'un article de savoir, mais non moins ludique, qui retrace l'évolution de l’espèce humaine ? Petit tour d'horizon de ce que l'on appelle des "structures vestigiales", une forme d'oreille, le coin de l’œil ou encore la chair de poule... Ce sont autant de résidus que l'on doit à nos lointains ancêtres, et dont certains sont amenés, à terme, à disparaître. À la semaine prochaine !