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Fernand Léger sur son atelier : "C'est extrêmement libre ici, j'accepte tout"

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"Trois femmes".
"Trois femmes".
- Fernand Léger via Wikicommons

1949. Fernand Léger officiait en maître sur Montmartre à la sortie de la Seconde guerre mondiale. Son atelier est à la fois lieu de création, académie et incubateur de jeunes pousses. Premier épisode d'une série d'archives à l'occasion de l'exposition "Dans l'atelier", au Petit Palais.

Quand le producteur Jean Daleveze accompagne Fernand Léger dans son atelier du boulevard Clichy, à Paris, en 1949, son atelier-école compte quelque 75 élèves. "Les meilleurs", assène-t-il simplement. Cette archive extraite de l'émission "L'art et la vie" du 3 septembre 1949, vous emmène dans l'univers plasticien d'après-guerre, où il est question du retour du figuratif aussi bien que du coût exorbitant du matériel de peinture (260 francs de l'époque le tube de jaune).

Léger, à qui l'on donne du "maître", dit par exemple ceci :

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La figure humaine a l'air de reprendre sa place après une époque de pulvérisation des formes.

A ceux qui se laisseraient tenter par l'abstraction à la sortie de l'aventure cubiste, Léger rétorque que c'est du déjà-vu. Ecoutez-le dans sa relation pédagogique avec plusieurs disciples, dont certains estiment a contrario l'enseignement à l'Ecole des Beaux-Arts "absolument inintéressant".

Dans l'atelier Fernand Léger le 03/07/1949

15 min

L'oeuvre de Fernand Léger est indissociable d'un autre lieu, également parisien, qui précède le boulevard Clichy : l'atelier de la rue Notre-Dame-de-Lorette, un peu plus au sud, dans Paris. C'est là qu'il travaillait avant le déclenchement de la Seconde guerre mondiale. Et là qu'il reviendra au terme de son exil de quatre ans aux Etats-Unis à la Libération.

Archive INA - Radio France

A découvrir aussi : l'exposition "Dans l'atelier", au Petit Palais, jusqu'au 17 juillet 2016.