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Figurer la catastrophe

Par
John Boorman
John Boorman

Le cinéma donne une forme à l'histoire, laquelle, en retour, y inscrit son empreinte comme sur une plaque sensible. Le septième art possède une dimension historique intrinsèque : la forme cinématographique est de part en part historique, et le cinéaste, doté de son outil, un historien privilégié.

Figurer la catastrophe

1h 49

Conférence donnée par Antoine de Baecque, historien et critique, Professeur d’histoire du cinéma à l’Université de Paris X Nanterre.

Cours public 2013-2014 : Le deuxième siècle du cinéma

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Qualifier le XXème siècle de siècle du cinéma est aujourd’hui un lieu commun et le titre de ce cours public semble déterminer une forme de continuité en affirmant sereinement le XXIème siècle comme possible deuxième siècle du cinéma. Pourtant, les exégètes de tout poil ne cessent de se déchirer sur le devenir de « cette industrie mâtinée d’art », les uns prédisant sa mort prochaine, les autres soutenant que dans la multiplicité des images mouvantes qui nous envahissent désormais, tout est cinéma, ce qui est une autre manière de le faire mourir. Face à ces Cassandre qui voudraient voir le cinéma se dissoudre dans ce flux ininterrompu d’images, notre hypothèse sera celle d’une possible résistance, tranquille mais active, chaque conférence déterminant un rapport singulier au cinéma, à la richesse de son histoire, à la diversité de ses formes, de ses pratiques et de ses techniques : autant de regards qui témoignent d’une confiance lucide dans l’avenir de ce qu’on l’on appellera encore longtemps le cinéma.

Gilles Mouellic, Professeur en Études cinématographiques et Musique, département des Arts du spectacle, Université Rennes 2.