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François Rebsamen : de la rue de Grenelle à Dijon

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Après avoir annoncé qu'il donnerait sa démission le 19 août prochain, le ministre du Travail retrouve le siège de maire de la capitale bourguignonne, ainsi que celui de président de la communauté urbaine du Grand Dijon. Ces fonctions étaient précédemment occupées par son ex-adjoint, Alain Millot, décédé le 27 juillet dernier.

François Rebsamen à la mairie de Dijon
François Rebsamen à la mairie de Dijon
© Maxppp - Philippe Bruchot

François Rebsamen l'annonçait ce lundi matin, dans les colonnes du journal Le Parisien : il remettra sa démission au gouvernement le 19 août,* "à la fin du prochain Conseil des ministres"* . Ce faisant, il observe la règle du non-cumul des mandats, inscrite dans la charte déontologique du gouvernement : cette dernière interdit de cumuler fonctions ministérielles et mandats locaux.

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Une règle que Manuel Valls avait rappelé à son ministre du Travail fin juillet, peu de temps après l'annonce du décès d'Alain Millot, alors que la communication du ministre était restée floue sur le devenir de ses fonctions : un "immense quiproquo" , selon François Rebsamen.

Je n'ai jamais envisagé de cumuler les charges de maire de Dijon et de ministre du Travail. Je sais très bien que l'on ne peut pas faire les deux, et je ne l'ai jamais envisagé.

Ce sont donc ses fonctions locales qui ont eu sa préférence, le ministre du Travail annonçant respecter un "engagement" pris auprès d'Alain Millot. Deux mandats, celui de maire de Dijon et celui de président de la communauté urbaine du Grand Dijon, qu'il a donc retrouvé - sans grande surprise puisqu'il était le seul candidat en lice.** Un choix qu'il faut "respecter" , selon Manuel Valls :**

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Les précisions de Christine Moncla dans le journal de 12h30 de Mathieu Laurent ce lundi :

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Quel bilan pour François Rebsamen ?
Si revenir à Dijon est "un choix de coeur" , comme l'assure François Rebsamen, il confie* "le sentiment injuste d'abandonner une tâche qui [lui] plaisait beaucoup"* . Tout en défendant ses résultats : "il n'y a pas que l'annonce des chiffres du chômage dans la fonction, il y a tout le travail de dialogue social pour rendre les entreprises plus compétitives, plus agiles, plus souples et préserver les droits des salariés."

Seize mois après l'arrivée de François Rebsamen rue de Grenelle, Annabelle Grelier dresse le bilan d'un ministre du Travail "frustré" de devoir quitter ses fonctions, dans le journal de 18h :**

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Reste maintenant la question de la succession de François Rebsamen à la tête du ministère du Travail. Plusieurs noms circulent, parmi lesquels celui d'Alain Vidalies, actuel secrétaire d'Etat aux Transports, qui a indiqué que le poste ne l'avait "jamais laissé insensible" , mais aussi ceux de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture empêtré dans la crise de l'élevage, et de Jean-Marc Germain, député des Hauts-de-Seine et proche de Martine Aubry.

Quoi qu'il en soit, la tâche sera rude pour le successeur de François Rebsamen rue de Grenelle. Surnommé

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par l'opposition, notamment par Eric Ciotti ce lundi matin encore, ses détracteurs aiment en effet à rappeler que depuis sa prise de fonctions le 2 avril 2014, 200.000 personnes sont venues grossir les rangs des demandeurs d'emploi en France.

**Réécoutez également le portrait en longueur de François Rebsamen, esquissé en février dernier par Annabelle Grelier : **

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2 min

Le parcours de François Rebsamen
Le parcours de François Rebsamen