Publicité

Insta d'Europe : dans la peau des jeunes électeurs européens

Par
En cette année électorale, les associations de jeunesse ont multiplié les actions d'information sur l'Union européenne, comme ici, à Paris sur le parvis de l’hôtel de ville.
En cette année électorale, les associations de jeunesse ont multiplié les actions d'information sur l'Union européenne, comme ici, à Paris sur le parvis de l’hôtel de ville.
© Maxppp - Bruno Levesque

L'Union européenne n'enchante plus la jeunesse. Trois quart des moins de 35 ans n'ont pas voté en 2014. En France, où les citoyens sont les moins bien informés de toute l'UE sur les questions européennes, leur abstention atteint des records. Pour mieux comprendre, la rédaction se met à leur place.

Trop lointaine, trop complexe, trop abstraite, la plupart des jeunes électeurs ne se sentent pas concernés par l'Union européenne. Persuadés qu'elle n'a pas d'impact dans leur vie quotidienne, ils répètent surtout qu'elle ne répond pas à leurs préoccupations. Pas facile, dans ces conditions, pour un média traditionnel, d'informer cette classe d'âge...

Changeons de méthode d'information...

Comment informer les jeunes électeurs sur l'Europe à l'heure des réseaux sociaux, c'est-à-dire à l'heure du rapport direct, plus incarné ? Il y a la rencontre IRL, et bien sûr les applications très répandues chez les moins de 30 ans.

Publicité

L'idée de la rédaction de France Culture est donc de se mettre à la place d'un groupe de quatre jeunes Français désenchantés par l'Europe, appelés à voter pour la première fois aux élections européennes. 

A la suite d'une dispute avec leurs parents, fervents pro-européens, ils décident de relever un défi : prouver que, pour eux, l'Union européenne ne sert à rien. 

Pour comprendre comment tout a commencé, cliquez là :

Chaque semaine jusqu'au jour du vote, le 26 mai, chacun d'entre eux/elles partira d'une des idées reçues sur l'UE, qui le touche particulièrement, pour la mettre à l'épreuve d'une réalité de terrain à laquelle ils/elles vont se confronter. 

L'équipe de journalistes de France Culture prendra pour l'occasion l'identité de quatre personnages fictifs qui partiront en reportage sur Instagram, pour la radio et pour le web.

Ce projet multimédia et interactif donnera donc à voir, chaque jour, durant quatre semaines, une série de "stories" (en images, vidéos et textes) sur Instagram. Le vendredi matin à 7h24, les témoignages recueillis au cours de la semaine de reportage seront mis en forme relayés et diffusés sur l'antenne de France Culture. Un article web spécifique donnera les clefs de compréhension de chaque thème retenu.

Avant de commencer, choisissez votre personnage et votre thème en cliquant ci-dessous :

--> Les personnages

--> Les thèmes (les pages seront publiées au fur et à mesure)

L'Europe ne va pas me donner un boulot : du 29 avril au 3 mai

L'Europe laisse mourir les enfants en méditerranée : du 6 au 10 mai

L'Europe, ce n'est pas pour les filles comme moi : du 13 au 17 mai

L'Europe en fait-elle assez pour le climat ? : du 20 au 24 mai

Face à des jeunes désenchantés par l'Europe...

Depuis les élections de 2009, les institutions de l'Union européenne dépensent pourtant un important budget de communication pour mieux informer les jeunes électeurs, les pousser à voter et entendre leurs attentes. Dans son Eurobaromètre daté de septembre 2017, la Commission européenne révèle ainsi que selon les 15-30 ans, les priorités de l'Union européenne devraient être l'éducation, l'environnement, l'emploi et l'accueil des réfugiés.

Ce que l'Europe inspire à une étudiante aux Beaux Arts de Grenoble
Ce que l'Europe inspire à une étudiante aux Beaux Arts de Grenoble
- Myriam Ribon

Mais en France, l'information n'arrive pas toujours jusqu'aux premiers intéressés. 

Moi, je suis gaulliste et internationaliste, je veux récupérer une démocratie nationale et briller économiquement comme la Norvège et la Suisse qui ne dépendent pas, d'une Commission supranationale non élue.                          
Donatien, 18 ans, bachelier.

Donatien, 18 ans, bachelier, votera contre l'Union européenne le 26 mai 2019.
Donatien, 18 ans, bachelier, votera contre l'Union européenne le 26 mai 2019.
© Radio France - Cécile de Kervasdoué

Au début du printemps 2019, le réseau d'associations étudiantes, Animafac, inquiet de l'indifférence et du désaveu de ses milliers de jeunes membres face à l'UE, a organisé à Ground Control à Paris, un important événement festif d'information.

Je me suis enfin intéressé à l'Europe en jouant à un jeu vidéo appelé " Total War Napoleon". C'est dingue non ? A l'école, on apprend rien sur l'Union européenne. En plus, il y a toujours un petit discours nationaliste qui se cache dans les cours !                          
Louis, 24 ans, étudiant parisien.

Des étudiants dans le salon d'information sur l'Europe d'Animafac. "On est venu pour le concert de ce soir mais on vient de découvrir le système Erasmus"
Des étudiants dans le salon d'information sur l'Europe d'Animafac. "On est venu pour le concert de ce soir mais on vient de découvrir le système Erasmus"
© Radio France - Cécile de Kervasdoué

Alors ce sont les associations qui prennent le relais. C'est le cas des Jeunes Européens Fédéralistes, qui lors de l’événement d'Animafac, avaient organisé un Cluedo Géant de l'Europe animé par Louis Bourgeois 20 ans.

Je refuse de croire que l'Europe n'intéresse pas les jeunes, c'est juste qu'il faut changer la manière dont on en parle.

55 min
4 min