James Cameron dans une réplique de cabine de sous-marin
James Cameron dans une réplique de cabine de sous-marin

James Cameron, le cœur de l'océan

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James Cameron, le cœur de l'océan

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James Cameron a puisé une grande partie de sa filmographie au fond de l'océan. Le cinéaste passionnée de plongée et d'exploration sous-marine a fait des abysses un motif récurrent dans ses films.

“J’ai passé 2 500 heures sous l’eau, dont au moins 500 dans un sous-marin… et j’ai vu des choses époustouflantes.” Voilà comment James Cameron décrivait son expérience des fonds marins en 2009, à l'occasion de la sortie du premier Avatar. Réalisateur fasciné par l’océan, le cinéaste canadien aime filmer les profondeurs, d’où son goût pour les affiches bleues…avec Avatar, Titanic, Abyss ou encore Piranha II, son premier film.

"Le fond de l’océan, c’est vraiment comme une autre planète, décrivait-il en 2009. J’ai toujours imaginé que je vivais une aventure de science-fiction en plongeant. Les eaux profondes mais aussi les eaux moins profondes m’ont inspiré pour les créatures d’Avatar, notamment sur les textures. Les ailes des Banshees (créatures d’Avatar), sont inspirées des couleurs de poissons tropicaux par exemple ou des Xenohyla truncata, des petites créatures comme des nudibranches qui ont toutes ces couleurs claires."

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"Quand je plonge, je me sens chez moi"

James Cameron passe une partie de son enfance près des chutes du Niagara et commence la plongée à 15 ans. Il décrit ainsi son état d'excitation avant d'aller sous l'eau : "Il y a toujours un peu d’appréhension la veille de la plongée. Et je passe tout en revue encore et encore pour être sûr qu’on a pensé à tout et que tout est fait dans les règles. […] Il y a un moment magique quand on est à la surface de l’eau et qu’on commence à descendre. C’est drôle, j’ai l’impression de faire partie de cet environnement, quand je plonge je me sens chez moi."

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C’est durant ses études qu’il imagine un scénario où une équipe de scientifiques, prise au piège dans une station au fond de l’océan, découvre une vie sous-marine extraterrestre. Abyss sort en 1989, après un tournage éprouvant dans un décor immergé sous 13 mètres d’eau. Il raconte au sujet du tournage que "tout est 20 fois plus compliqué sous l’eau, quoi qu’il arrive. L’éclairage est plus compliqué, travailler avec les acteurs est plus compliqué. Les contraintes de sécurité sont plus drastiques et on travaille avec l’électricité, ce qui est évidemment plus compliqué et vous donne ces migraines, mais c’est ce qui rend ça intéressant."

Du Titanic aux Avatars

Abyss donne envie à Cameron de s’intéresser à un mythe sous-marin : le Titanic. Dès 1995, le réalisateur réalise plusieurs plongées autour de l’épave. "Nous avons essayé d'obtenir cette image fantôme de l’épave mais on ne s’attendait pas à pouvoir envoyer un robot caméra à l’intérieur du bateau pour photographier des choses que nous n’avions jamais vues. Les traces fantomatiques de tout ce luxe, des chandeliers, de toutes les sculptures et de la porte vers la salle de réception. Tout était encore là, plongé dans le noir. C’était le moment le plus excitant et le plus émouvant de l’expédition."

Après Titanic, il réalise une série de documentaires sous-marins pour la télévision, dont un sur une autre épave mythique, le Bismarck, cuirassé allemand coulé en 1941. Le réalisateur enchaîne les expéditions sous-marines au nom de la science, de l’écologie… et d’une pointe de mégalomanie. Il fête son 56e anniversaire dans un sous marin au fond du lac Baïkal et plonge en 2012 dans la fosse des Mariannes, au point le plus profond de la planète.

Avatar 2, le réalisateur le décrit comme un film sur l’océan, “un monde magnifique qu’on détruit systématiquement” : "Ce n'est pas un film qui vous tape sur la tête avec son message, mais je pense qu'il vous fait ressentir quelque chose. Il vous demande simplement de ressentir quelque chose pour les océans et peut-être qu'ensuite, au moins pour quelques personnes, cela se traduira par des actes.”

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