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Jean-Louis Trintignant : "Je trouve que la poésie ne devrait vraiment jamais se traduire"

Jean-Louis Trintignant en 2000.
Jean-Louis Trintignant en 2000.
© Maxppp - Amado Jover/L'indépendant

2004. Dans le deuxième épisode de la série "A voix nue" qui lui était consacrée en 2004, Jean-Louis Trintignant raconte comment sa carrière de comédien professionnel a débuté.

Au cours de ce deuxième entretien "A voix nue", Jean-Louis Trintignant évoque sa difficulté à lire de la poésie traduite alors qu’au théâtre, il trouve Shakespeare, même traduit, sublime et même "mieux que Molière". Monté à Paris, il raconte son entrée au cours de Tania Balachova : "C’était vraiment une école où on tenait énormément compte de la sensibilité des gens."

Il se souvient de sa vie modeste à Saint-Germain-des-Prés lorsqu'il exerçait un travail de manutentionnaire à la Gare d’Austerlitz. Du TNP, il dit que c'est "peut-être l’époque la plus importante de ma vie de comédien".  Puis il se remémore en souriant sa première rencontre avec un impresario, et avoir eu alors le sentiment que sa carrière commençait vraiment.

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A 74 ans au moment de cet entretien, Trintignant confie se sentir toujours timide même si être comédien lui semble une bonne thérapie. Pour lui, les qualités d’un comédien sont avant tout l’imagination et la sensibilité.

"A voix nue" 2/5 avec Jean-Louis Trintignant le 06/07/2004 sur France Culture

23 min

Pendant des années, je passais toutes mes scènes la tête baissée avec mon accent méridional, un ton monocorde. En moi ça bouillonnait, mais ce qui sortait était assez nul, quoi… Et d’ailleurs certains professeurs me disaient : "Mais pourquoi tu veux continuer, t’es pas fait pour ça du tout !"

  • "A voix nue" avec Jean-Louis Trintignant 2/5
  • Productrice : Armelle Héliot
  • Première diffusion le 06/07/2004
  • Indexation web : Odile Dereuddre de la Documentation de Radio France