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Jean-Louis Trintignant : "Le plus grand sujet, finalement, c’est la mort"

Jean-Louis Trintignant en 1987 sur le plateau de 7/7.
Jean-Louis Trintignant en 1987 sur le plateau de 7/7.
© Sipa - Ginies

2004. Cinquième et dernier épisode de la série "A voix nue" diffusée en 2004, dans lequel Jean-Louis Trintignant parle de son expérience comme réalisateur et aborde la disparition de sa fille, qui s'est produite un an auparavant.

Au cours de cinquième et dernier épisode de la série "A voix nue", Jean-Louis Trintignant reconnaît ne pas avoir eu toutes les qualités pour être un bon réalisateur, notamment ne pas avoir eu "l’esprit meneur d’hommes". Il raconte l’échec de ses deux films ("Une journée bien remplie", en 1972 et "Le maître nageur", en 1978) et regrette un peu de ne pas avoir continué malgré tout. Lui qui a exercé un temps le métier de photographe affirme que pour lui, l’important était "la démarche artistique, pas le résultat".

Dans cet entretien qui a lieu un an après la mort de sa fille Marie, en Lituanie, dans une chambre d'hôtel partagée avec Bertrand Cantat, Jean-Louis Trintignant confie que perdre sa fille est "inadmissible, inacceptable" pour un parent. Dans ces moments-là, la poésie et la musique aident à "sortir de la réalité" . Il aime la forme concentrée que permet la poésie, il y trouve un grand enthousiasme. Il affirme ici vouloir fuir la nuance. Affirmant n'aimer que les auteurs qui parlent de la mort, il lui semble qu'il ne faut pas en parler de façon triste et recueillie.

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"A voix nue" 5/5 avec Jean-Louis Trintignant le 09/07/2004

22 min

Je voudrais vraiment arriver à un dépouillement total où on entend seulement le texte et l’émotion de celui qui le dit et la musique, et rien d’autre, vraiment je voudrais qu’il n’y est rien d’autre.

  • "A voix nue" avec Jean-Louis Trintignant 5/5
  • Première diffusion le 09/07/2004
  • Productrice : Armelle Héliot
  • Réalisation : Didier Lagarde
  • Indexation web : Odile Dereuddre, de la Documentation de Radio France