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Joola, la génération noyée

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Parmi les victimes du Joola, on comptabilise plus de 400 étudiants. Pour la Casamance, c'est une génération sacrifiée.

En 2002, Nouha Cisse était le directeur du lycée Djinabo de Ziguinchor, le lycée le plus important de la Casamance et passage obligé pour tout élève désirant poursuivre des études.

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Le 26 septembre, quand le Joola appareille du port de Ziguinchor, les anciens élèves de Djinabo sont nombreux à bord puisque nous sommes à la veille de la rentrée scolaire. A l’époque, l’absence d’université en Casamance poussait la jeunesse de la région vers le nord du pays pour poursuivre des études. La disparition de cette génération de jeunes à la tête bien pleine est un des drames annexes au naufrage une hémorragie de savoirs pour la région. Nouha Cisse n’a pas oublié la rentrée scolaire 2002.

Nouha Cisse - Rentrée scolaire

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Jean Diedou est originaire d’un village situé au coeur de la mangrove. C’est un des six étudiants rescapés du Joola (64 rescapés au total). Au lendemain du naufrage, en guise de réparation, les autorités sénégalaises ont déclaré qu’elles allaient octroyé des bourses à ces six jeunes pour pouvoir étudier en France. Un seul partira faire des études à Toulouse. Les autres, dont Jean, ne prendront jamais l’avion.

Jean Diedou 1

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A la désillusion d’une promesse non tenue, aux difficultés d’un envol vers une vie d'adulte brisé par le drame, Jean témoigne également de l’incompréhension dont sont victimes les rescapés, et notamment les étudiants.

Jean Diedou 2

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