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L’École sans école : ce que nous apprend le confinement scolaire

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L'école à la maison
L'école à la maison
© Getty - picture alliance

L'École sans école a montré en creux l'importance de la relation humaine dans l'ensemble des fonctions éducatives. Saurons-nous apprendre de cette situation pour penser l'articulation entre numérique et présence, entre transfert de savoirs et formation de la personne ?

L'enseignement pourrait passer dorénavant par le canal numérique, en prenant les rêves des vendeurs de l'edutech pour la réalité... jusqu'à ce que l'on découvre que le matériel, les logiciels, les infrastructures étaient loin de permettre ne serait-ce qu'un accès correct à des cours en ligne. Sans parler de la difficulté à suivre un cours désincarné quand on est de surcroît isolé, et les inégalités que cela construit ou renforce.  

Le transfert des connaissances s'est retrouvé au centre du débat, neurosciences à l'appui, en oubliant la réalité du monde de l'école, un lieu de rencontre où se forgent bien d'autres choses que du savoir, mais aussi du savoir-être, de la solidarité ou des animosités que l'on apprend à gérer, de la présence physique, entre élèves comme avec tout un ensemble d'acteurs, et pas seulement les enseignants. Ces "invisibles de l'école", agents de services, cantinières, psychologues scolaires, surveillants, documentalistes, ont disparu des écrans. Et personne ne s'est demandé s'ils (et surtout elles d'ailleurs) ne manquaient pas aux élèves.

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Une conférence enregistrée en février 2021, dans le cadre de la journée d'étude Éduquer dans les années 2020 : quelle présence pour travailler collectivement en contexte de crise ? à l'Université de Caen Basse-Normandie.

Hervé Le Crosnier, enseignant-chercheur à l'université de Caen, notamment sur les technologies du web et la culture numérique.

Retrouver de nombreuses autres conférence disponibles sur la chaine du Centre d'Enseignement Multimédia Universitaire (C.E.M.U.) Université de Caen Normandie.

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