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L’engagement violent féminin sous le nazisme et sous l’État Islamique

Par
Rassemblement de femmes nazis
Rassemblement de femmes nazis
- Wikimedia Commons

Comment les femmes engagées dans les univers idéologiques fondés sur la violence hyper-masculine (nazisme et Etat islamique) justifient-elles leur participation active au sein de ces mouvements mortifères ?

Comprendre l’interaction discursive entre idéologies meurtrières patriarcales et l’engagement de femmes voulant affirmer leur autonomie d’action sans pour autant mettre en question les fondements de ces idéologies. Il s’agira donc d’explorer les stratégies de contournement discursif qui sont structurées, d’une part, par les ambitions et identités individuelles et collectives de ces femmes, et d’autre part par les fenêtres d’opportunités provoquées par les besoins pratiques et les contradictions internes au sein des contextes totalitaires valorisant l’hyper-masculinité. Après avoir expliqué  pourquoi les discours de légitimation de la violence ont généralement une tendance vers la valorisation de l’hyper-masculinité- et donc vers une marginalisation des femmes en tant qu’actrices au sein de ces univers- notre contribution compare deux contextes idéologiques concrets : les univers du nazisme et de Daesh. Nous chercherons à reconstruire l’engagement violent de femmes sous le nazisme et sous Daech recroisant celui-ci avec d’une part, le positionnement officiel des institutions totalitaires concernant le rôle des femmes et, d’autre part, l’évolution des pratiques concrètes des femmes à l’intérieur des dits régimes.

L’engagement violent féminin: comparaison de contournements discursifs sous le nazisme et sous l’État Islamique

46 min

Une conférence enregistrée en juillet 2018 dans le cadre du colloque "Les discours meurtriers aujourd'hui", sous la direction de Laurence Aubry, Gabriela Patino-Lakatos et Béatrice Turpin.  

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Maéva Clément, chercheure et assistante d’enseignement à l’Institut de politique  internationale de l’Université Helmut-Schmidt d’Hambourg

Éric Sangar, chargé de recherches FNRS à l'Université de Namur, chercheur associé au Centre Émile-Durkheim de Sciences Po Bordeaux. 

En savoir plus : La violence des femmes
59 min