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L'Etat face aux décisions environnementales

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L'Etat face aux décisions environnementales
L'Etat face aux décisions environnementales
© Getty - Catherine Falls Commercial

“Think global, act local”. Le changement climatique est une réalité éminemment internationale. Comment envisager l’action de l'Etat au niveau local, national et européen ?

A travers la problématique du changement climatique, c’est la question du rôle de l’Etat qui est posée et ses modalités d’actions. La politique de l’environnement mise en place dépend de critères nouveaux (devoir de transparence, impact environnemental des décisions prises et objectifs sociaux). L’évolution du cadre national et international a modifié les conditions d’intervention de l’Etat. L’action publique fait face à des problématiques comme la gestion des risques, l’application du principe de précaution. L’apparition de nouveaux acteurs au niveau local et à l’échelon européen incite les Etats à changer de missions et de compétences. La problématique du changement climatique implique une gestion sur le long terme. L’Etat doit dépasser le stade de prospective pour mettre en place une stratégie nationale et promouvoir la transparence des choix notamment par l’information et la sensibilisation des citoyens. La mise en place d’un débat démocratique permet d’amener ces questions sur la scène publique.

Les questions environnementales ont fait leur apparition dans la sphère politique française en 1971 avec la création d’une structure interministérielle. Les années 1980 et 1990 marquent un tournant avec une prise en considération plus importante des problèmes environnementaux par l’Etat. Les années 2000 font surgir ces questions sur le devant de la scène médiatique et publique. De nouveaux concepts (développement durable, principe de précaution, biodiversité) apparaissent dans le débat public. Pour répondre à ces exigences, l’Etat s’investit en “institutionnalisant” l’environnement et privilégie une dimension technique dans le traitement des problématiques environnementales. Les décisions font l’objet d’ajustements, de compromis et de mises en perspective. Le ministère de l’environnement dispose d’un large domaine d’intervention et d’autres ministères peuvent s’impliquer dans ses décisions.

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Avec le Plan National pour l’Environnement créé en 1990, l’environnement est considéré comme un système complexe, fait d’interactions entre des acteurs multiples dont les objectifs ne sont pas les mêmes. L’action collective et les pouvoirs publics ont construit l’environnement comme une demande sociale qui s’exprime sous différentes formes (électorale, associative, médiatique). L’environnement obtient une visibilité sociale et se construit en tant que problème avec l'implication des groupements privés et des pouvoirs publics qui en ont fait un objectif pour leurs revendications et leurs interventions.

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Une rencontre enregistrée en octobre 2021.

Bastien François, professeur de sciences politique à L’Université Paris 1, et président du conseil de surveillance de la Fondation de l’Écologie          

Hervé Le Treut, comité scientifique de Acclimaterra, Nouvelle-Aquitaine          

Michel Colombier, co-fondateur et directeur scientifique de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)  

Sylvain Bourmeau, AOC.

Retrouvez sur notre webmagazine Balises les articles en lien avec la rencontre : "Le financement participatif soutient la transition écologique", "Quelles forêts pour demain ?", "La disparition des abeilles en chorégraphie", "C'est quoi l'économie verte ?"

À réécouter : Le progrès contre l'environnement ?

À réécouter : Environnement : rendez les Communs !

À réécouter : Palme d'or à l'environnement ?