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L'hommage solennel aux victimes des attentats du 13 novembre

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L'hommage aux Invalides aux victimes des attentats du 13 novembre 2015
L'hommage aux Invalides aux victimes des attentats du 13 novembre 2015
© Maxppp - Ian Langsdon © EPA

Deux semaines jour pour jour après les attentats de Paris et de Saint-Denis, François Hollande a présidé dans la cour d'honneur des Invalides un hommage "national et solennel" aux 130 morts et quelque 350 blessés dénombrés le 13 novembre. Récit, commentaires et analyses.

« Après avoir enterré les morts, il nous faudra réparer les vivants ». François Hollande a pris la parole pendant une vingtaine de minutes devant 2.500 invités pour rendre hommage aux personnes décédées et blessées. Il a fait la promesse de tout faire pour détruire l'armée des fanatiques de l’État Islamique. Dans la cour d'honneur de ce haut lieu de l'armée française : le président, la plupart des familles, certaines ayant rejeté l'invitation, des blessés, le gouvernement, les responsables politiques, placés sans distinction de tendances, le corps diplomatique et des représentants des services de secours et de police en uniformes intervenus lors des attentats. Avec ce seul discours, la très longue liste des noms et des âges des victimes dans un froid glacial et de la musique : plusieurs interprétations de La Marseillaise, Jacques Brel, Barbara, Beethoven, Bach et Verdi.

Compte-rendu de la cérémonie avec Clémence Fulleda, puis analyse de Stéphane Robert, et commentaire de Dominique Reynié, politologue et tête de liste Les Républicains-UDI en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées pour les régionales, dans le journal de 12h30 d'Antoine Mercier :

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Une double facette, solennelle et tendre

« J'ai trouvé qu'il y avait deux tonalités dans cet hommage. A la fois à cause du lieu, les Invalides, la présence de la Garde républicaine, qui donnait quelque chose de très officielle et presque guindée à cette cérémonie, et puis, il y avait, pour donner le ton et rappeler qui étaient les victimes, la musique, les chansons, la génération des trois femmes chantant. » Écoutez le commentaire d'Isabelle Veyrat-Masson, historienne et sociologue des médias. Elle répond aux questions de Marie-Pierre Vérot :

L'hommage solennel aux victimes des attentats aux Invalides vu par Isabelle Veyrat-Masson, historienne et sociologue des médias

3 min

L'importance du lieu

« Les Invalides, c'est quand même très lié à la dimension militaire et nationale des obsèques et c'est vrai que c'est un cas relativement inédit. » Écoutez l'analyse de l'historien Vincent Duclert, professeur à l’École des hautes études en sciences sociales sur cette cérémonie d'hommage à des civils dans un haut lieu militaire. Il répondait à Stanislas Vasak dans notre journal de 22h d'hier :

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4 min

Passez votre souris sur les images ci-dessous pour lire les textes de Clémence Fulleda :

Les critiques de quelques proches

Certains des proches des victimes ont refusé de se rendre à cet hommage, voire appelé à son boycott. Ils se disent déçus par l'inaction des gouvernants depuis les précédents attentats de janvier dernier. Écoutez les explications de Catherine Duthu :

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1 min

Aurélie de Peretti, tuée lors des attentats de Paris le 13 novembre 2015
Aurélie de Peretti, tuée lors des attentats de Paris le 13 novembre 2015

C'est une décision personnelle pour Jean-Marie de Peretti. Ce père se dit "orphelin" de sa fille, Aurélie, une jeune femme de 33 ans disparue dans la fosse du Bataclan.

Jean-Marie de Peretti, qui a souhaité nous transmettre une photo d'elle vivante et souriante, confie pourquoi il ne se rendra pas dans la cour des Invalides.

Alors que 1.500 personnes ont rendu un dernier hommage à sa fllle, ce jeudi, en l'église de Saint-Tropez, la ville de son enfance.

Au lendemain des attentats de Charlie et du million de personnes dans les rues, "j'ai dit voilà, c'est un signal fort, nos gouvernants vont réagir. Eh bien hélas, j'ai l'impression que les mesures fortes n'ont jamais été appliquées si elles ont été décidées".

Jean-Marie de Peretti , avec Catherine Duthu :

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