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L’Olimpo, de centre clandestin de détention à espace pour la mémoire en Argentine

Par
El "Olimpo", Buenos Aires
El "Olimpo", Buenos Aires
- Instituto Espacio para la Memoria

Cette intervention s’intéresse au cas particulier de l’Olimpo, un ancien centre de la ville de Buenos Aires. L’intervention de Maryline Joncquel a pour objectif de non seulement de revenir sur le parcours du lieu, mais aussi sur son travail au quotidien avec des groupes, notamment scolaires.

Cette conférence / projection a été donnée dans le cadre de La semaine de la mémoire 2016 qui s'est déroulée du 19 au 23 septembre en Normandie. Le programme comptait plus de 30 initiatives allant de la conférence grand public aux ateliers d’expériences grand public voire à des projections de films et des manifestations liant art et science. La MRSH, Cyceron, B2V, le Mémorial de Caen et Relais d’sciences, centre de culture scientifique et technique, se sont associés pour cette semaine de la mémoire. Cette démarche est conçue dans un esprit d’association large où chaque institution, chaque entité, apporte son concours et garde toute son initiative et son indépendance.

Maryline Joncquel est assistante de recherche et guide dans l’ancien centre clandestin Olimpo à Buenos Aires. La séance était présentée par Nadia Tahir, enseignante-chercheuse dans l'Équipe de recherche sur les Littératures, les Imaginaires et les Sociétés - ERLIS (EA 4254).

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L'Olimpo, de centre clandestin de détention à espace pour la mémoire en Argentine - par Maryline Joncquel et Nadia Tahir

1h 04

Entre 1976 et 1983, l’Argentine a connu une dictature sanglante. Le régime militaire en place s’est caractérisé par une répression féroce dont un des outils principaux étaient les centres clandestins de détention. Dans ces lieux, des personnes étaient détenues, torturées et la plupart d’entre elles ont été victimes de disparition forcée. Ces lieux étaient aussi bien des structures des forces armées ou des forces de police, que des maisons particulières. A la fin de la dictature, ils sont devenus un enjeu dans le cadre de procédures judiciaires et l’objet de nombreux débats sur leur « récupération pour la mémoire ». Comment parler de cette période sombre, quarante ans après les faits et alors que l’Argentine est un des rares pays à poursuivre les responsables de la répression dictatoriale

Réf. cinématographique : Le transfert (El traslado), réalisé par l’équipe de travail de l’ex CCD Olimpo, 2015, 28 mns, VO sous titrée.