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L'urbaniste et philosophe Paul Virilio est mort

Paul Virilio en 2009
Paul Virilio en 2009
© Getty - Ulf Andersen

L'urbaniste et philosophe Paul Virilio, ancien directeur de l'Ecole spéciale d'architecture, est mort à l'âge de 86 ans. Intellectuel au parcours atypique, il auscultait avec sérénité une société malade de la vitesse et du risque technologique.

Le 10 septembre dernier est mort le philosophe Paul Virilio, mais on a appris l'information au lendemain de ses obsèques le 17 septembre dernier. "Quelques jours avant son décès, il travaillait encore avec Jacques Arnould en vue de la parution d'un ouvrage et songeait, avec son ancienne élève, l'architecte Hala Wardé, à une nouvelle exposition" à la Fondation Cartier, a précisé sa fille Sophie Virilio. 

Une pensée libre et visionnaire

Urbaniste, philosophe, essayiste et homme d'action, Paul Virilio s'est distingué tout au long de sa vie et de ses œuvres par une pensée libre et visionnaire. Marqué par l'expérience de la guerre (il est né en 1932 à Paris) et notamment le bombardement de Nantes (en 1943) où il dit avoir pour la première fois éprouvé ce qu'un jour il appellera l'"esthétique de la disparition", il a été un philosophe de la désintégration des territoires.

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"La fin du monde est un concept sans avenir"

Dans un entretien accordé à Alain Veinstein en 2004, il revenait sur les attentats terroristes du 11 septembre qui marquaient selon lui l'entrée de la guerre "dans un régime substantiel et historique, celui de Clausewitz, dans un régime accidentel que l'on peut appeler l'hyper-guerre. Une guerre qui ne commence pas, qui ne finit pas. Elle est partout à la fois et c'est cela qui est sans référence."

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