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La bande-originale de “120 battements par minute” dans la Cour d’Honneur : la catharsis, enfin ?

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Arnaud Rebotini et le Don Van Club jouent 120 battements par minute
Arnaud Rebotini et le Don Van Club jouent 120 battements par minute
- Valerian

Arnaud Rebotini interprètera la bande-originale de “120 battements par minute” dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes, en clôture de cette édition 2019.

Après le théâtre et la danse, la musique. C’est en effet devenu le rythme habituel de la Cour d’Honneur du Palais des Papes. Après “Architecture”, de Pascal Rambert, et “Outwitting the devil”, d’Akram Khan, deux spectacles diversement appréciés (euphémisme), la dernière affiche de cette édition 2019 mettra à l’honneur la musique, mais aussi le cinéma, puisque le compositeur et DJ Arnaud Rebotini proposera aux spectateurs de la Cour la bande-originale du film de Robin Campillo “120 battements par minute”, musique pour laquelle il a reçu un César en 2018.

Les spectateurs de la Cour d’Honneur pourront-ils rester assis ?

Accompagné par 7 musiciens, le Don Van Club, Rebotini a déjà expérimenté cette forme, et encore tout récemment à la Philharmonie de Paris. Si cette bande-originale est nourrie de musique impressionniste, elle est surtout imprégnée de house, musique de club des années 80 et 90, contemporaine de l’apparition du SIDA. On entendra notamment, au cours de ce concert, une formidable réinterprétation du tube de Bronski Beat, “Small Town Boy”. Je vois mal comment les 2000 spectateurs de la Cour d’Honneur pourront rester assis !

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Proposer enfin une véritable catharsis aux festivaliers

Au-delà du plaisir de la musique, de cet appel à la communion, cette soirée sera sans doute à vivre comme un symbole. Dans un Festival 2019 marqué par les grandes interrogations contemporaines, et qui a proposé de nombreux spectacles traitant de façon plus ou moins détournée du drame des migrants, cette musique éminemment dionysiaque et festive, musique d’un film qui ne parle que de la mort, proposera peut-être enfin une véritable catharsis aux festivaliers, qui en ont bien besoin. C’est tout ce que l’on peut souhaiter pour aborder la suite de nos vies, ou au moins la suite de cet été.