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La Gaîté Lyrique, une inauguration son et lumière

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Gaîté Lyrique
Gaîté Lyrique

**Le 2 mars 2011, cent cinquante ans après sa reconstruction, rue Papin, la Gaîté Lyrique rouvre ses portes à l’instigation de Bertand Delanoë et de Christophe Girard, son adjoint en charge de la culture. L’ambition de ces derniers à travers ce projet ? Favoriser les échanges entre le public, l’art et les technologies numériques. **
Jérôme Delormas, le directeur de la Gaîté Lyrique, s’exprime à propos du projet de l’établissement.
Pour impulser cette triple rencontre, la Gaîté Lyrique s’offre en entrée libre, ** du 2 au 6 mars , à travers un parcours interactif mis en oeuvre spécialement pour son ouverture par le collectif britannique UnitedVisualArtists ** ** (UVA). ** **Puisque le multimédia est à l’honneur, c’est en sons, en images et en vidéos que nous vous invitons à une première visite du parcours, au sein des espaces de ce haut lieu culturel. ** Jérôme Delormas, à propos du parcours UVA et de la programmation d’ouverture.
Pendant la Troisième République, la Gaîté Lyrique a palpité à la cadence folâtre des opérettes d’Offenbach, puis sous les pointes des danseurs russes de Diaghilev après la Seconde Guerre Mondiale, elle collectionnait les succès sous la direction d’Henry Montjoye et de son épouse… Pourtant, voilà deux décennies que le théâtre sommeillait au cœur de la capitale, après le cuisant échec de sa transformation en parc d’attractions.

Gaîté Lyrique_Intérieur
Gaîté Lyrique_Intérieur
© Radio France

À l'intérieur de la Gaîté Lyrique… © RF/ H. Combis-Schlumberger

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Mais aujourd’hui, les lieux, totalement repensés par l'architecte Manuelle Gautrand, semblent bel et bien revenus à la vie. Peuplés d’ambiances sonores inédites et mouvantes - dont on ne sait si elles relèvent de l’aquatique, de l'univers souterrain ou de l’harmonie des sphères -, ils délivrent un véritable babil électroacoustique dans l'oreille du visiteur. Sans compter que les jeux d’éclairage et l’architecture intérieure, toute en matières douces et rondeurs colorées, achèvent de leurs conférer un caractère à la fois insolite et… oui, singulièrement espiègle.

C’est l’artiste Matthew Clark, directeur artistique du collectif UVA dont les propos seront traduits tout au long du parcours, qui assure la visite guidée :


**1. Installation "Assembly" ** La première installation présentée, qui s'intitule sobrement Assembly , a pour fonction de capter et de projeter sur une paroi l’image démultipliée du visage du visiteur :



**2. Installation "Array" ** À l’étage inférieur, 80 colonnes se dressent dans une salle par ailleurs résonnante d'une myriade de curieuses sonorités. Cette pièce s’apparente à un instrument de musique lumineux modulant ses effets mélodieux et phosphorescents en fonction du positionnement des personnes dans son espace :



**3. Room 1.0.1 ** La pièce voisine, baptisée 1.0.1 , immerge le visiteur dans une atmosphère oppressante, entre vacarme, fumée et faisceaux de lumière…

** Le concepteur de l’installation présente brièvement son concept :**
A l'intérieur de la pièce 1.0.1… :

© RF/ HCS

**4. Installation "Hereafter" **
La dernière installation enfin, "Hereafter", a pour ambition de confronter deux univers. D’une facture extrêmement classique, la salle abrite un miroir interactif sur écran-plat qui n’a rien à envier à celui des frères Grimm...

L'alliance entre lyrique et numérique s'avérera-t-elle aussi riche que la rime qui unit les deux vocables ?


Vivez également la visite à travers un diaporama sonore comprenant une interview de Christophe Girard par Raphaël Bourgois...

Mais finalement, le sentiment qui domine à la fin de la visite est l'étonnement. Et si l'on est épaté, c'est peut-être moins à cause des prouesses techniques des quatre installations d'UVA qu'en raison de la brièveté de ce fameux parcours !

Dans le doute, gageons que cette frustration est en partie liée aux derniers ajustements que nécessite l'ouverture du lieu et fions nous au communiqué de presse de la Gaîté Lyrique qui promet : *Du mercredi 2 au dimanche 6 mars 2011 (...) en entrée libre, le public, emmené par le collectif britannique UVA (UnitedVisualArtists), s'approprie le lieu et prend part à une découverte hors-du-commun. Il est guidé dans les espaces par un ensemble de personnages à la manière d'un jeu vidéo réel imaginé par le duo français * I Could Never Be A Dancer. Il devient acteur et se confronte avec son propre avatar aux autres spectateurs.

Alors donc, libre à vous d'aller prendre le pouls de ce lieu en devenir, lors de ces cinq journées de lancement qui promettent également une vingtaine de concerts en accès libre.

> Retrouvez la Gaîté Lyrique sur l'antenne de France Culture : - du 28 février au 3 mars, dans La Fabrique de l'Histoire

> Et sur différentes antennes de Radio France