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La liberté, même pour un instant (1/2)

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_______________________________________________ *Première partie (1) | La suite (2) *

La liberté, même pour un instant
La liberté, même pour un instant

Sorti cette semaine dans les salles, le film du réalisateur Arash Riahi, Pour un instant la liberté , raconte le périple d’un groupe de migrants qui ont fui l’Iran et se retrouvent en transit en Turquie en attendant d’obtenir le statut de réfugiés qui leur permettra de gagner l’un des pays d’Europe. Rencontre avec deux des comédiens, Behi Djanati-Ataï (à gauche) et Payam Madjlessi (à droite).

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**© Isabelle Lassalle / RF **

affiche
affiche

© Les films du losange

Trois histoires qui s’entrecroisent…

Film choral, Pour un instant la liberté suit plusieurs histoires et destins qui vont se croiser dans un hôtel miteux à Ankara après la traversée des montagnes et donc de la première frontière. Tous candidats au voyage vers la liberté, hommes et femmes vont partager le temps de l’attente. Accompagnés de leur cousin Merdad et de son ami Ali, Asy (7 ans) et Arman (5 ans) vont essayer de rejoindre leurs parents en Autriche.

Mari et femme, Hassan et Lale, un couple et son enfant tente aussi la grande aventure sur le chemin vers la liberté. Payam Madjlessi dans le rôle d'Hassan et Behi Djanati-Ataï dans celui de Lale. [2'19'']


Un vieux professeur et son jeune ami kurde sont également de la partie. [1’29’’]

Le site officiel du film de Arash Riahi : synopsis, photos, vidéo, blog…

Un des derniers instants de bonheur du couple Lale et Hassan.
Un des derniers instants de bonheur du couple Lale et Hassan.

Un des derniers instants de bonheur du couple Lale et Hassan. © Les films du losange

Deux trajectoires qui divergent…

Alors qu’ils sont démunis et ne possèdent presque rien, Hassan offre à sa femme un poste de radio. C’est l’occasion pour tous les personnages qui habitent l’hôtel de se réunir et d’écouter ensemble une émission de radio. Même si elle a retiré son voile en passant la frontière, Lale cultive un lien fort avec son pays.

Behi Djanati-Ataï explique l'importance pour les réfugiés de garder un lien. [0'39'']


De son côté, son mari Hassan, suit un parcours très solitaire et vit le refus de sa demande de visa comme un échec personnel absolu.

Le geste désespéré d’Hassan, par Payam Madjlessi. [2’47’’]

Franchir la frontière à travers la montagne.
Franchir la frontière à travers la montagne.

Franchir la frontière à travers la montagne. © Les films du losange

L’espoir… et l’attente

Un des points communs à l’ensemble des personnages du film est l’attente. Coincés dans une zone de transit entre le pays qu’ils ont fui et l’eldorado qu’ils espèrent, les migrants doivent commencer par obtenir le statut de réfugiés avant d’être acceptés par un pays d’Europe. Devant l’ONU, inlassablement, ils font la queue…

Le réalisateur Arash Riahi a choisi de faire vire au spectateur cet entre-deux, l’attente, suivie de toute une palette d’issues possibles.

Inégalité devant l’attente. Pendant le tournage, Payam Madjlessi a rencontré un kurde qui attend... depuis 12 ans. [1’56’’]

Par tous les moyens, à pied, en car, en voiture ou à cheval... partir.
Par tous les moyens, à pied, en car, en voiture ou à cheval... partir.

Un écho à des histoires personnelles

Si la comédienne Behi Djanati-Ataï a été aussi touchée par l’histoire que raconte le film, c’est qu’elle a, elle aussi, fui l’Iran à 16 ans avec ses parents pour aller s’installer en France après un passage par les Etats-Unis.

**Par tous les moyens, à pied, en car, en voiture ou à cheval... partir. © Les films du losange **
L'actrice fait le récit de son parcours. [3'05'']


L'histoire de son père. [3'20'']


De même, Payam Madjlessi raconte son expérience personnelle et familiale. [3’40’’]


_______________________________________________ *Première partie (1) | La suite (2) * > Retrouvez le dossier Figures de Femmes d’Iran ** . Autour de la journée spéciale du 30 septembre consacrée aux femmes d'Iran, des portraits de femmes iraniennes emblématiques, une série de photographies d'Alfred Yaghobzadeh et un entretien au long court réalisé en 2009 avec Behi Djanati-Ataï.> Retour sur notre dossier L'Iran, 30 ans après .