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La malle aux merveilles d’Artus Films !

Artus films...
Artus films...

Artus films nous ouvre sa malle aux merveilles où brillent mille chefs-d’œuvre, scintillent les joyaux animés en myriades et myriades de rêveries. Gloire à eux au plus haut des cieux ! En voici un petit best of : La Sorcière sanglante , Les Gardiennes du pénitencier , Elsa Fraulein SS , Train spécial pour Hitler , Des filles pour un vampire , Climax , Helga la louve de Stilberg , Le Renne blanc … Côté nouveautés, allons-y gaiement.

**Coffret Voyages vers la Lune... **
De la Terre à la Lune réalisé par Byron Haskin avec Joseph Cotten, George Sanders, Debra Paget… Inventeur et industriel s’étant enrichi avec la guerre de Sécession, Barbicane (Joseph Cotten) fabrique des obus réputés invulnérables. Son rival, Nicholl (George Sanders) le défie alors de concevoir une fusée capable de les emmener sur la Lune. Robert Blees et James Leicester synthétisent deux romans de Jules Verne, De la Terre à la Lune et Autour de la Lune et, grosse surprise, réussissent le challenge de proposer un véritable plaidoyer contre les dérives de la recherche scientifique sans omettre d’y inscrire le délicat chapitre sur la course aux armes de destruction massive. Sous des intentions bien avisées de pur divertissement, leur scénario impose le respect. Dans mes souvenirs, le film restait fidèle à l’imagerie steampunk (mélange de design industriel et d’architecture Belle Epoque, la garantie du 100 % pur Verne), je confirme qu’il n’y a pas tromperie sur la marchandise. Si De la Terre à la Lune version Haskin tire davantage son sujet vers l’œuvre à caractère politique, le souffle de l’aventure n’est pas pour autant réduit à une part congrue. Une jolie surprise qui n’a rien perdu de son charme, même si le côté vieillot prête parfois à sourire.

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Project Moonbase réalisé par Richard Talmadge avec Donna Martell, Hayden Rorke…

Les Etats-Unis décident d’implanter des colonies sur la Lune. Une équipe militaire commandée par la charmante colonel Briteis (Donna Martell) est envoyée en orbite autour de l’astre pour repérer des terrains d’atterrissage. Mais l’un des membres se révèle être un espion russe devant faire échouer la mission. Project Moonbase inscrit le futur dans les années 1970. C’est assez drôle de voir à quel point les spécialistes de la prospective ont foiré leurs modèles dans les grandes largeurs ; nous terminons l’année 2012 et ma voiture ne vole toujours pas à la pile nucléaire mais crache du 95 à presque 2 euros le litre. Dans les années 1970 les Français paradaient en Renault 12 break tandis que les Américains se traînaient dans de poussives Dodge aux intérieurs rococo. La route est un long ruban qui défile qui défile. Project Moonbase sent le film fauché mais passionné. En pleine conquête des airs et de l’espace (le film date de 1953), la production a osé confier le manche de la navette à une Colonel, la resplendissante Donna Martell ; de la pure science-fiction pour une Amérique machiste jusqu’au trognon. Oui, car il en faut peu pour que la parité soit mise à mal. On ne se refait pas. Une femme aux commandes ? Qui plus est resplendissante ? Non mais quelle blague ! Le complot qui vise à l’échec de la mission d’implantation des colonies tient la route, si je puis dire. Cette petite série B en mode thriller d’anticipation dispose de quelques séquences bien troussées.

Mutiny in Outer Space réalisé par Hugo Grimaldi avec William Leslie, Dolores Faith, Pamela Curran… Une équipe d’astronautes rentre dans sa station orbitale, après une expédition sur la Lune. Certains ramènent avec eux un virus qui décime petit à petit les membres de la mission. Le virus cherche à contrôler la station pour aller conquérir la Terre. Dans l’espace, personne ne vous entendra crier. Mutiny in Outer Space a fait sa réputation sur le fameux virus qui, s’il vous pénètre, vous couvre de poils du front jusqu’aux doigts de pied. Infecté, le malade se transforme en une vieille banane pourrie. Si impressionnant que vous pensez dans l’instant à descendre vos poubelles. Mutiny in Outer Space fleure bon le cinéma de quartier (fauché mais passionné !). Référence ultime, la station orbitale ressemble de l’extérieur aux moules à gâteaux de nos grands-mères. Souvenez-vous, les tout gris qui collaient bien au fond même après l’étalage de deux plaquettes de beurre. Suspense, complot, peur, poils, espace, moule, virus, peur, couloirs, manettes, boutons, poils, peur, virus… Si avec tout ça, je ne vous donne pas envie.