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La semaine du 15/02/13

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Pour commencer cette émission du vendredi, quelques nouvelles puisées dans la presse, le net et, grâce aux auditeurs qui nous suivent sur Twitter ou sur Facebook, sur les réseaux sociaux.Une petite lecture pour débuter au plus près du sujet que nous allons traiter ce matin :« …On pourroit faire une question s'il est meilleur d'estre aymé ou craint, ou au contraire.9 : Ie responds qu'il faudroit estre & l'un & l'autre : Mais pour ce qu'il est bien difficile qu'ilz soyent ensemble, il est beaucoup plus seur de se faire craindre, qu'aymer, s'il faut qu'il n'y ait seulement que l'un des deux.10 : Car on peut dire generalement une chose de tous les hommes, qu'ilz sont ingrats, changeurs, deguiseurs, feignans le danger, desireux de gaigner : ausquelz cependant que tu fais du bien, ilz sont tous à toy, ilz t'offrent le sang & les biens, la vie & les enfans quand il n'en est pas besoin. Mais quand l'affaire presse ilz se revoltent. Donc le Prince se ruine qui se fonde seulement sur leur parolle, se trouvant tout denué d'autres appareils…. »Ce texte, vous l’aurez peut être reconnu est une des premières traductions en français du Prince de Machiavel, celle de 1572 signée Jacques Gohory. Et je l’ai trouvé sur un site au titre évocateur : Hyper Prince. Un site développé par l’ENS de Lyon qui se veut un outil de comparaison des traductions du Prince .On y trouve donc l’édition originale de 1532 et les traductions de Jacques de Vintimille, de Guillaume Cappel, de Gaspard d’Auvergne et de Jacques Gohory. Libre au lecteur de circuler de l’une à l’autre et d’étudier ainsi la circulation des notions politiques chères à Machiavel dans la France de la Renaissance.« MACHIAVEL En ital. Niccolo Machiavelli, historien, théoricien et homme politique, poète, nouvelliste et auteur dramatique (Florence 1469 - id. 1527).La vie« Je suis né pauvre et j’ai appris plutôt à peiner qu’à jouir », écrivait Machiavel en 1513 à son ami Francesco Vettori (1474-1539). On ignore au demeurant presque tout de son enfance et de son adolescence jusqu’au début, en 1498, de sa carrière politique. … »

Cette notice n’est pas aussi ancienne que les traductions du XVI eme siècle mises en ligne par Hyper Prince . Mais elle dénote toutefois une volonté d’historiciser le savoir : elle est issue de la mise en ligne récente par la maison Larousse de certaines de ses archives et là de la Grande Encyclopédie éditée entre 1971 et 1976. Un outil utile là aussi pour comparer les discours savants et leur vulgarisation dans la France des Trente glorieuses , tout comme l’est également la numérisation de ce qui fut un cadeau de Noel très apprécié entre 1966 et 2003 « Le journal de l’année » publié par cette même maison Larousse.

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Que se passait-il à Rennes tandis que Machiavel s’attelait à son ouvrage majeur ? On en saura un peu plus dans quelques mois, quand les milliers de données recueillies par l’Institut national de Recherches Archéologiques préventives ( l’I.N.R.A.P.) auront été analysées par ceux qui fouillent depuis 16 mois l’enceinte de l’ancien couvent des Jacobins. Le site de l’I.n.r.a.p. nous apprend en effet – mais sur cette chaine Le Salon Noir de Vincent Charpentier vous l’avait déjà révélé en partie en octobre dernier- que les fouilles lancées en vue de créer un Palais des Congrès à rennes avaient permis de découvrir un millier de sépultures médiévales et modernes. L’analyse de ces tombes, dont certaines sont constituées de sarcophages de plomb, va permettre de lancer nous dit l’I.N.R.A.P. une étude anthropologique sur un large échantillon qui devrait nous en dire beaucoup sur l’état sanitaire et social de la population de Rennes entre le XV e et le XVIII e siècle.

Une information relayée par le fil « Patrimoine en blog » mais aussi par la Gazette des communes qui, en tant que journal d’information sur les collectivités locales, voit midi à sa porte et note que Rennes métropole a consacré un budget exceptionnel ( 3, 6 millions d’Euros le double de ce qui était prévu à l’origine ) à ce chantier hors normes.

Pour finir saluons la mise en ligne, qui nous a été signalée par un tweet de l’historien Nicolas Beaupré, du portail officiel du centenaire de la Grande Guerre. Ce portail accueille les nouvelles de tous les acteurs de ce centenaire à venir: comités départementaux du centenaire ou partenaires internationaux. Il fait aussi le lien avec des archives en ligne sur 14-18 et a pour vocation de développer un important espace pédagogique sur la Première Guerre Mondiale. Avec une adresse simple à retenir : centenaire.org.