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La semaine du 21/06/13

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Pour commencer cette émission, développons quelques nouvelles qui nous sont parvenues ces derniers jours par l’intermédiaire des réseaux sociaux et de vos messages sur Twitter ou Facebook.

Débutons par un coup de gueule : celui des professeurs d’histoire-géographie qui ont manifesté de l’incompréhension voire de la colère après l’épreuve du bac de mardi dernier. Sous le titre « 18 juin : jour de colère », le collectif d’enseignants Aggiornamento qui réfléchit, entre autres, depuis plusieurs années, aux enjeux de l’enseignement de l’histoire en France, explique que pour l’épreuve proposée en fin de première aux élèves de S les deux compositions en géographie portent sur des sujets difficiles correspondant à peine à trois heures de cours et que le « jeu de massacre » continue dans la deuxième partie de l’épreuve entièrement consacrée à l’étude de documents, avec un travail historique sur l’économie-monde britannique qui correspond à moins d’une heure de cours. Pour Aggiornamento qui, écrivent les rédacteurs, avait « envisagé le pire, le pire est advenu. »De son côté le Monde se fait l’écho, sur un de ses blogs, de la colère personnelle d’un enseignant, Hugo qui ajoute à ces critiques sur le bac S ; d’autres critiques sur le sujet tombé en L et ES : « Gouverner la France depuis 1946 » à partir d’un texte des mémoires de De Gaulle et d’un discours de Jacques Chirac : Et Hugo de voir dans ces épreuves 2013 l’incapacité à mettre en sujets des programmes incohérents, l’incapacité des professeurs à enseigner avec le temps nécessaire des programmes extrêmement lourds, et l’incapacité de l’institution à penser les finalités du baccalauréat. Rien que ça.A suivre puisque les syndicats d’enseignants demandent avec encore plus de force qu’auparavant des allégements importants des programmes.Et puisqu’on en est aux débats sur les enseignements, sachez que les discussions continuent après l’annonce de la suppression du CAPES de lettres classiques et sa réunion avec celui de lettres modernes. Certes une option est prévue dans ce concours d’enseignement pour ceux qui souhaitent enseigner le latin ou le grec, mais la crainte exprimée ouvertement par les défenseurs des langues anciennes est de voir disparaître à terme ces enseignements. Là aussi les discussions continuent entre syndicats et ministère.Pendant ces travaux, la numérisation continue. Chaque semaine apporte en effet son lot de nouvelles archives mise à la disposition des chercheurs et des curieux sur le Net. Nous avons ainsi appris cette semaine qu’en prévision des commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale, le Sénat a numérisé ses fonds d’archives sur cette période. On trouve ainsi en ligne les procès-verbaux des commissions sénatoriales et les fiches biographiques de tous les sénateurs de la III ème République. Attention cependant, je ne crois pas, mais je peux me tromper, que les documents soient eux-mêmes accessibles : seul l’inventaire semble l’être.De numérisation il est également question dans cette information relayée il y a quelques jours par le Figaro : La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a autorisé l'église mormone à numériser l'état civil français et, sous conditions, à le rendre accessible sur internet. La Cnil autorise la publication sur internet de ces données et de celles qui seraient numérisées ultérieurement en demandant que les données relatives à des personnes nées depuis moins de cent vingt ans seront masquées et pour les personnes nées depuis plus de 120 ans, seront masquées les données sensibles, "notamment celles relatives à la santé, à la religion ou aux infractions susceptibles d'être révélées en marge d'un acte d'état civil ». Il faut rappeler que l’Eglise mormone avait passé un accord en 1960 avec les Archives de France pour microfilmer des registres d’état civil et des registres paroissiaux français car les mormons considèrent que tout aïeul d’un mormon peut être déclaré mormon à titre posthume.Pour terminer et puisqu’on parle archives, notez que les archives départementales de la Creuse à Guéret organisent jusqu’au 8 juillet une exposition sur l’exode vers Paris, au XIX ème siècle, des fameux maçons de la Creuse, qui bâtirent une bonne partie de la capitale. Une exposition fondée sur le fonds Martin Nadaud, parti à 14 ans pour Paris, en 1830, socialiste et quarante-huitard, député en 1948, exilé sous Napoléon III et à nouveau député sous la III ème République, et dont le roman autobiographique , « Mémoire de Léonard, garçon maçon » a beaucoup fait pour populariser cette histoire des maçons de la Creuse, racontée donc aux Archives départementales de Guéret jusqu’au 8 juillet.

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