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La situation politique en Grèce

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La Grèce est une république parlementaire depuis près de 40 ans. La vie politique est conduite par le gouvernement et le président n'a qu'un devoir de représentation et n'a aucun pouvoir du point de vue de la Constitution.

Georges Papandreou, le Premier ministre grec, le 25 mars 2011 à Bruxelles
Georges Papandreou, le Premier ministre grec, le 25 mars 2011 à Bruxelles
© Reuters - Stringer Belgium

Georges Papandreou, le Premier ministre grec, le 25 mars 2011 à Bruxelles Stringer Belgium © Reuters

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La chambre parlementaire unique du pays est la *Vouli, * constituée de 300 députés, élus pour 4 ans. Les dernières élections de 2009 ont donné la majorité au Pasok, le mouvement socialiste panhellénique.

Le parti socialiste est donc au pouvoir et son chef, Georges Papandréou a été nommé Premier ministre en octobre 2009. Il a ainsi succèdé à Constantin Karamanlis, chef du parti Nea Dimokratia, le parti démocrate de centre-droit, aujourd'hui d'opposition.

La vie politique est dominé par le Pasok et la Nea Dimokratia qui se partagent au rythme des élections le pouvoir depuis une trentaine d'années. Mais la situation économique aujourd'hui en Grèce apporte un certain discrédit de la classe politique (avec parfois des sondages à 78% d'opinions défavorables). L'austérité imposée par les mesures de rigueurs est très mal vécue par la population. Le sentiment majeur est celui d'une injustice croissante. Les Grecs ont donc tendance depuis quelques temps à considérer les deux principaux partis politiques historiques comme étant le même parti, celui qui n'a pas de solution. Ils se tournent alors vers l'extrême gauche, voire, pour certains jeunes, vers des mouvements anarchistes, parfois terroristes, comme la Conspiration des cellules de feu.

La crise divise d'ailleurs le gouvernement en son sein. Les divisions sur la manière de gérer la crise et la dette du pays se font entendre de plus en plus à l'intérieur même du Pasok. Le gouvernement vit au rythme des démissions plus ou moins scandaleuses. L'année dernière, c'est la ministre de la Culture, Antzela Guérekou, qui a quitté le gouvernement sur fond de scandale fiscal.

Le discrédit envers la classe politique n'est pas essentiellement dû à la crise, mais aussi à la pratique très répandue du clientélisme. Le ministre des finances, George Papaconstantinou, a d'ailleurs reconnu lui-même que "l'Etat grec est devenu un système clientélisme".

En novembre, les élections régionales et locales ont été marquées par un taux d'abstention record de plus de 50% des électeurs. Ce qui n'augure rien de bon pour les prochaines législatives prévues en 2013.

Ecoutez l'émission Enjeux Internationaux de novembre dernier qui traitait de ce dernier scrutin en date.