Publicité

Le déconfinement en préparation, Goliarda Sapienza, Luis Sepúlveda et Semmelweis : la Session de rattrapage

Par
La Session de rattrapage
La Session de rattrapage

Sélection. Retrouvez chaque samedi la sélection hebdomadaire des programmes de France Culture à réécouter.

Abonnez-vous à la Session de rattrapage pour la recevoir par mail chaque semaine.

Bonjour à toutes et à tous, 

Publicité

Nous achevons notre cinquième semaine de confinement et nous préparons désormais pour un mois supplémentaire. Mais que l'on se rassure, France Culture continue à vous accompagner au mieux pendant cette période éprouvante. Chaque jour, Écoutez, révisez ! vous donne à entendre de grands textes de notre patrimoine littéraire. Les Matins adaptent aussi leur programmation pour vous permettre de mieux comprendre la crise que nous traversons. Tous les mercredis, La Méthode scientifique se décline en tchat vidéo afin de répondre à vos questions sur la crise sanitaire. Culture Maison est également au rendez-vous afin de réussir à surmonter cette épreuve face à nous-mêmes. Du reste, nous vous avons concocté une liste pour, au choix, vous informer, vous cultiver ou vous évader. Bonnes écoutes et belles lectures. Emilie Balla

Faire face au virus 

Aurons-nous suffisamment de masques pour nous protéger de l'épidémie ?
Aurons-nous suffisamment de masques pour nous protéger de l'épidémie ?
© AFP

Covid-19 : que sait-on vraiment ? Alors que certains pays européens ont déjà entamé le processus de déconfinement, d'autres sont encore en pleine tourmente virale. Comment s'organiser pour donner une réponse coordonnée ? Pour tenter de le savoir, le médecin et chercheur Philippe Sansonetti nous éclaire. (L'Invité des Matins, 39 min)

Déconfinements en arythmie. Toute l'Europe, ou presque, la Biélorussie semblant faire exception à la règle, est frappée par le virus. Comment les pays se préparent-ils à l'après catastrophe ? Christine Ockrent nous livre son analyse géopolitique de la situation. (Radiographies du coronavirus, 7 min

Le monde d'après. Des chiffres toujours plus inquiétants, une économie quasiment à l'arrêt, nous vivons bel et bien une période inédite. Comment se préparer au mieux à l'après et faire repartir ce monde ? C'est la question à laquelle les invités de l'Esprit public, de retour à l'antenne, tentent de répondre, confinés eux aussi, mais réunis à distance. (L'Esprit public, 1h 02)

Année blanche pour la culture. Les uns après les autres, festivals, concerts et expositions sont au mieux reportés, au pire annulés. Alors que la culture se vit désormais par écran interposé, chacun dans son coin, casques sur les oreilles, pouvons-nous encore sauver l'industrie culturelle ? (La Théorie, 3 min)

Continuer à apprendre

L'écrivaine italienne Goliarda Sapienza
L'écrivaine italienne Goliarda Sapienza
© AFP

Passion rouge et noire. Avec Le Rouge et le Noir, sans doute son oeuvre la plus célèbre, Henri Beyle livre un roman d'apprentissage exemplaire. Un extrait, lu par Micha Lescot, décrit avec véracité les difficultés du jeune Julien Sorel, parti de sa province pour rejoindre la capitale. À travers ce parcours personnel, Stendhal dresse le portrait de la France des années 1830. (Écoutez, révisez !, 28 min)

Des ancêtres superstitieux ? Lorsque nous pensons aux épidémies du Moyen Âge, nous avons en tête certains clichés tels que la superstition et la magie. Mais n'avons-nous pas une vision déformée de l'époque médiévale ? L'historien Nicolas Weill-Parot apporte des clés de compréhension pour distinguer sciences et magie du temps de nos grands-grands-aïeux. (Le Cours de l'histoire, 16 min)

Goliarda Sapienza, une vie. Grâce à la romancière et traductrice Nathalie Castagné, retraçons la vie intense et l'oeuvre de Goliarda Sapienza. Originaire de Sicile, l'autrice de L'Art de la joie affirmait une singularité sans artifices, fière et tourmentée à la fois. Son succès posthume ne l'a pas empêchée de tisser une relation puissante et singulière avec ses lecteurs. (La Compagnie des auteurs, 58 min)

Kant confiné raisonné. Comment la philosophie, grâce à la raison confinée de Kant, fut-elle sauvée ? C'est le récit que nous fait Adèle van Reeth de la vie de ce philosophe qui ne connaît pas la crise, réglé comme une horloge, mais qui découvre le scepticisme et remet en question la raison... ouvrant la voie d'une philosophie nouvelle. (Les Philosophes en crise, 6 min)

Au coin de l'enceinte 

Christophe sur la scène du Palace, le 31 janvier 2011
Christophe sur la scène du Palace, le 31 janvier 2011
© Getty - Crédits : David Wolff

"Goodbye, je reviendrai". Marqué à jamais par "Aline" mais aussi son extraordinaire parcours de curieux, Christophe s'en est allé ce 16 avril... Réécoutons, à travers une série d'entretiens enregistrées en 2010, la voix d'un noctambule aux lunettes bleu nuit, qui se disait plus musicien que chanteur, toujours à l’affût de nouveaux sons. (À voix nue, 5 x 28 min)

À l'origine du lavage de main. André Dussollier fait la lecture d'un texte de Louis-Ferdinand Céline, en écho à la situation si particulière que nous vivons : "Semmelweis", du nom de ce médecin hongrois qui batailla pour imposer le lavage des mains au milieu du XIXe siècle. (Lectures du soir, 58 min)

Fenêtre sur confinement. Du haut de sa tour du Nord-Est parisien, le photographe Martin Argyroglo observe la ville, et la capture pour rendre compte de ces moments si particuliers. Une autre façon d'exercer son métier, mais toujours avec l'idée de laisser une trace. (Confinement vôtre, 11 min)

S’occuper de bricolage. Le gène du bricolage ne se transmet pas de père en fils. Dommage : en ces temps de confinement et de transition écologique, ce serait bien utile ! Pour s'apaiser, nous dit Hervé Gardette, mais surtout repenser la valeur accordée au travail manuel. (La Transition, 3 min)

La citation

L'écrivain chilien Luis Sepulveda
L'écrivain chilien Luis Sepulveda
© Getty

Cette semaine, la citation nous vient de l'écrivain chilien Luis Sepúlveda, décédé ce 16 avril à l'âge de 70 ans, des suites du coronavirus. Auteur du roman à succès Le Vieux qui lisait des romans d'amour, son oeuvre était marquée par l'expérience de l'exil et ses combats pour les droits de l'Homme.

La littérature est un espace pour mettre en relief la dignité humaine car la dignité humaine se construit avec l'addition des souvenirs qui l'élève. (...) Je suis d'abord un citoyen, et après un écrivain. Et comme citoyen j'ai de nombreux devoirs à accomplir. Une fois mes devoirs accomplis, j'ai le droit moral de m’asseoir comme écrivain et me mettre à la tâche. Luis Sepúlveda, sur France Culture en 2016

Terminons cette Session de rattrapage avec cette archive de Jean-Paul Sartre, enregistrée en 1944. En pleine guerre, selon lui, c'est là que l'Homme est le plus libre. C'est dans la solitude qu'il a le plus conscience des autres, et qu'il peut concevoir une véritable démocratie égalitaire. Des paroles qui poussent à la réflexion en ces temps confinés. A la semaine prochaine !