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Le nageur français Camille Lacourt se lâche sur le dopage

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Camille Lacourt aux JO de Rio
Camille Lacourt aux JO de Rio
© AFP - ODD ANDERSEN / AFP

Arrivé 5ème de la finale du 100m dos lundi à Rio, Camille Lacourt s'est dit "triste de voir évoluer son sport de cette façon".

Est-ce la fatigue et la déception d'après course ou bien la délivrance médiatique d'une retraite qu'il devrait annoncer dans les prochains jours ? Quoi qu'il en soit, la sortie de Camille Lacourt (31 ans) après la finale du 100 mètres dos n'est pas passée inaperçue. Elle est rare venant d'un sportif français. Encore plus aux Jeux Olympiques où excellence, respect et amitié sont des valeurs inscrites dans le marbre.

"Sun Yang, il pisse violet"

L'ire de Lacourt porte sur plusieurs nageurs. A la sortie du 100 mètres dos, Lacourt (5ème) "tire [son] chapeau aux trois devant lui". Problème, ils sont quatre. L'oubli est pourtant tout à fait volontaire. Poussé un peu plus loin sur la question du dopage dans la natation, le français se lâche :

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"Je suis très triste de voir évoluer mon sport de cette façon. J'ai l'impression de voir de l'athlétisme avec deux ou trois dopés dans chaque finale. Ils n'ont rien à faire dans un sport, ils n'ont qu'à faire une fédération de "chargés" et ils vont s'amuser entre eux. Ça me dégoûte de voir des gens qui ont triché sur les podiums. Celui du 200 mètres crawl là, Sun Yang, il pisse violet" C. Lacourt

L'Australien Horton se fait "un milliard d'ennemis"

Sun Yang, contrôlé positif en 2014 et suspendu 3 mois, est déjà médaillé à Rio (l'or sur 200m nage libre, l'argent sur 400m nage libre). Et sa présence fait débat bien au-delà des déclarations de Camille Lacourt. Un nageur australien, Mack Horton a déclaré à son encontre : "Je n'ai pas de respect pour les dopés". Il est, depuis, la cible des médias chinois. Ce qui fait dire au Daily Telegraph qu_''"Horton s'est fait beaucoup d'amis, mais un milliard d'ennemis"._

Contexte tendu sur le dopage international

Une autre nageuse, russe cette fois, est également la cible des critiques. Yuliya Efimova a remporté la médaille d'argent lundi sur 100 mètres brasse. La nageuse, contrôlée deux fois positive dans sa carrière, a été repêchée in extremis pour ces Jeux Olympiques par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Cette médaille d'argent a fait réagir l'ogre de la natation, Michaël Phelps, 19 médailles d'or en quatre olympiades :

"Je pense que le sport devrait être propre. Qu'une personne contrôlée positive non pas à une, mais à deux reprises ait l'opportunité de nager à ces Jeux me brise le coeur. Cela nuit à l'essence-même du sport et c'est ce qui me fait chier." M. Phelps

Le Comité International Olympique se voulait pourtant clair après les révélations du rapport Mc Laren sur le dopage d'Etat en Russie : pas de JO pour les athlètes ayant été convaincus de dopage dans leur carrière, peu importe si la suspension a été purgée. Une sanction que le TAS n'a pas jugé bon d'appliquer à tous les sportifs russes. A l'heure actuelle, 68 sont interdits de Jeux. Mais plusieurs appels sont encore en cours.

Le rapport Mc Laren
Le rapport Mc Laren
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