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Le prix Médicis attribué à Marie Darrieussecq pour « Il faut beaucoup aimer les hommes »

Marie Darrieussecq
Marie Darrieussecq
© Radio France - Antoine Lachand

** L’écrivain et psychanalyste Marie Darrieussecq vient de remporter le Prix Médicis pour son roman Il faut beaucoup aimer les hommes .**
Née en 1969, Marie Darrieussecq passe son enfance au Pays Basque. En 1990, après des études à Bordeaux, elle intègre l’Ecole Normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris. L’écrivain a également fait ses armes à la Sorbonne, où elle a soutenu une thèse sur les thèmes de l’autofiction et de l’ironie tragique.

Marie Darrieussecq, qui avait déjà publié quelques ouvrages, connaît le succès dès la parution de son premier roman, Truismes (P.O.L.), en 1996. Ce livre s'est en effet vendu à 300 000 exemplaires, et a été traduit dans une trentaine de langues.

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Au cours de son parcours littéraire, Marie Darrieussecq a dû faire face par deux fois à des accusations de plagiat : par Marie NDiaye d'abord,pour Naissance des fantômes (1998), puis par l’écrivain Camille Laurens pour Tom est mort (2007).

Elle a été chroniqueuse pour la Matinale de France Culture, en 2011-2012.

Il faut beaucoup aimer les hommes est une réflexion sur l’altérité. L’écrivain y brosse le tableau d’une passion amoureuse entre deux acteurs d’Hollywood : un homme noir, et une femme blanche.

  • Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Sans cela ce n’est pas possible, on ne peut pas les supporter.*

Invitée à de nombreuses reprises sur France Culture, Marie Darrieussecq s'entretenait avec Alain Veinstein au mois d'octobre dernier :

Marie Darrieussecq invitée d'Alain Veinstein

35 min

Le Médicis étranger est attribué à Toine Heijmans pour En mer aux éditions Christian Bourgois, traduit du néerlandais par Danielle Losman.

 En mer, Toine Heijmans
En mer, Toine Heijmans

Né aux Pays Bas en 1969, Toine Heijmans a suivi des études d’histoire à l’Université de Nimègue, pendant lesquelles il a été journaliste pour des titres de la presse locale. Depuis 1995, l’écrivain travaille au sein de la rédaction du journal "De Volkskrant", à Amsterdam. Il compte déjà trois essais documentaires à son actif, mais En mer est son premier roman.

S'apparentant à un thriller, le récit met en scène Donald qui, fatigué de son quotidien de bureaucrate, décide de prendre le large pour trois mois pendant lesquels il part naviguer en mer du Nord. Pour la dernière étape de son périple maritime, sa fille de sept ans le rejoint. Les choses basculent lorsque la petite fille disparaît lors d'une violente tempête.

Le Médicis de l'essai est quant à lui attribué à Svetlana Alexievitch pour La Fin de l'homme rouge , chez Gallimard.

Svetlana Alexievitch
Svetlana Alexievitch
© Radio France

Ecrivain et journaliste biélorusse, Svetlana Alexandrovna Alexievitch est née en 1948 en Ukraine. Elle débute dans la littérature à la faveur de la perestroïka, en 1985. Elle a reçu de nombreux prix prestigieux pour son roman La Supplication - Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse. Auteur de plusieurs livres qui ont marqué les consciences**, ** Svetlana Alexievitch tente de reconstituer l'archive sous-jacente de la Russie contemporaine.

Intellectuelle dissidente, elle est régulièrement attaquée par le régime qui l'accuse d'être un agent de la CIA.

Comme le laisse deviner son titre, La fin de l’homme rouge est un recueil comprenant des témoignages de citoyens de l’ex-URSS, rescapés brisés de la terrible utopie de la civilisation soviétique communiste.

Svetlana Alexievitch était l'invitée de La Grande Table. Elle était interrogée par Annie Daubenton et Pascal Ory :

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29 min