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Le récit glaçant du dernier jour d'un condamné à mort

Par
Victor Hugo et la peine de mort
Victor Hugo et la peine de mort
© Getty - Marga Frontera

En 1829, Victor Hugo publie "Le Dernier Jour d'un condamné" dans lequel l'homme qui va être exécuté parle de ce qu'il est en train de vivre, sans aucune intervention du narrateur. Un texte d'une force inouïe qui montre, fait sentir l'horreur et oblige le lecteur à s'interroger sur l'inhumanité.

Le Dernier Jour d'un Condamné, roman qui constitue sans doute le réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort. Nous ne saurons pas qui est le Condamné, nous ne saurons rien du crime qu'il a commis. Car le propos de l'auteur n'est pas d'entrer dans un débat mais d'exhiber l'horreur et l'absurdité de la situation dans laquelle se trouve n'importe quel homme à qui l'on va trancher le cou dans quelques heures. Ce roman, aux accents souvent étrangement modernes, a une telle puissance de suggestion que le lecteur finit par s'identifier au narrateur dont il partage tour à tour l'angoisse et les vaines espérances. Jusqu'aux dernières lignes du livre, le génie de Victor Hugo nous fait participer à une attente effarée : celle du bruit grinçant que fera le couperet se précipitant dans les rails de la guillotine. Quiconque aura lu ce livre n'oubliera plus jamais cette saisissante leçon d'écriture et d'humanité.

Et si l’échafaud était le plus insolent des outrages à la dignité ?

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Une conférence enregistrée en octobre 2017.

Agnès Spiquel, professeur émérite de littérature française à l'Université de Valenciennes. 

59 min