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Les maladies cardiaques : première cause de décès dans le monde

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Les maladies coronariennes sont la première cause de mortalité dans le monde
Les maladies coronariennes sont la première cause de mortalité dans le monde
© AFP - HECTOR RETAMAL

CARTE . Au cours de cette décennie, la principale cause de mortalité dans le monde est due aux maladies coronariennes. Parmi ces décès, nombreux sont imputables à la cigarette. C'est la raison du lancement du "Moi(s) sans tabac",en France, sur le modèle de "Stoptober" au Royaume-Uni.

Depuis le Moyen Âge et la Grande Peste qui a ravagé les populations européennes de 1347 à 1348, la médecine a fait un bond de géant en termes de connaissances anatomiques, de techniques chirurgicales ou de protocoles de stérilisation. Les maladies ont elles aussi évolué au fur et à mesure que l'homme cherche à les combattre. Mutations, découvertes ou encore ignorance du fait qu'elles existent, les maladies ont toujours un temps d'avance sur la médecine.

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Néanmoins, les grandes épidémies ont tendance à se raréfier à la surface du globe en raison des précautions sanitaires engagées par la communauté médicale depuis de nombreuses années. Les maladies, elles, à défaut de disparaître, sont souvent contrôlées voire éradiquées une fois cette dernière inoculée par un patient, dans le meilleur des cas. Le risque zéro n'existant pas, la maladie peut entraîner des complications médicales pouvant aller jusqu'au décès d'un patient. Mais grâce aux avancées de la médecine, ces complications ont tendance à se réduire au fil des années.

Les progrès de la médecine et le mode de vie influent sur les maladies

En l'espace d'un demi-siècle, l'Homme a gagné près de 20 années d’espérance de vie. Cette avancée spectaculaire amène certains transhumanistes à sérieusement s'interroger sur une possible vie éternelle. Autrefois, cette idée était suivie par quelques illuminés en quête de la pierre philosophale... Aujourd'hui, de nombreuses personnes comme Ray Kurzweil, directeur de Google X, lance la puissance financière du géant d’internet dans la course à l’immortalité et au transhumanisme.

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Cependant, longévité ne rime pas avec bonne santé. En effet, si la durée de vie augmente, la durée de vie en bonne santé est en baisse. Grâce à l'indicateur européen baptisé "Espérance de vie sans incapacité", on remarque que les aptitudes à se déplacer, se nourrir, s'habiller sont en baisse. En France par exemple, pays champion de l’espérance de vie, l’évolution de la part de la vie que l’on peut espérer passer en bonne santé affiche une forte baisse. Elle est de 74% pour une femme qui naît aujourd’hui, alors qu’elle était de 77% en 2004.

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Les inégalités se traduisent dans les maladies

Dans le monde, les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires cérébraux, les bronchopneumopathies chroniques obstructives, les infections des voies respiratoires inférieures, sont les principales causes de mortalité. On constate également une hausse des cancers du poumon et des cancers de la trachée et des bronches qui ont provoqué 1,6 million de décès en 2012, contre 1,2 million en 2000, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé. Au total, les maladies non transmissibles sont responsables des deux-tiers des décès dans le monde.

Néanmoins, il existe une grande disparité des causes de mortalité expliqué par le seuil de revenus des pays concernés. Ainsi, au sein des pays à revenu faible, les causes de décès ne le seraient pas au sein des pays à revenu élevé. La principale raison des décès est imputable au manque d'accès au soin, de prévention, de médicaments et à la formation. Alors qu'au sein des pays à revenu élevé les causes de décès sont dues à des maladies qui apparaissent avec l'âge et sans traitement connu à ce jour. Ainsi, les maladies cardiaques, cérébrales et les cancers sont les principales causes de mortalité.

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Ces différences et inégalités s'illustrent géographiquement. En Amérique du Nord, en Europe et en Russie, la cause principale de décès tient aux maladies cardiaques. Cela s'explique par l'espérance de vie la plus élevée au monde qui conduit à une fatigue naturelle du cœur. En Afrique, les causes dépendent du niveau de développement, telle la diarrhée en corrélation directe avec le lien à l'eau potable. La difficulté d'accès aux soins engendre aussi un nombre important de décès liés au paludisme et au VIH/sida.

Source : The Lancet (2013)

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