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Les rencontres philosophiques / Voix extimes

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En son usage augustinien, l’intime n’est rien d’autre que le superlatif de l’intérieur. Mais qu’en est-il alors d’une intériorité saisie sans ce redoublement, hors intimité? Quelle scène ouvre-t-elle, quel théâtre et quelles voix? Vers quel « je » (et quel « jeu ») multiple, virtuel, déplace-t-elle le moi? « La littérature ne commence que lorsque naît en nous une troisième personne qui nous dessaisit du pouvoir de dire Je », écrit Deleuze dans Critique et clinique. Mais l’écriture est aussi ce qui permet de ressaisir, à même son corps et sa voix propres, cette expérience de la désappropriation. C’est ce double mouvement que l’on voudrait décrire.

Une rencontre en regard de Passim de François Tanguy / Théâtre du Radeau.

Gwenaëlle Aubry est écrivain et philosophe, chercheuse au CNRS. Elle est l’auteur de plusieurs romans, parmi lesquels "Personne" (Prix Femina 2009) et "Partages" (Mercure de France, 2012). Traductrice de Plotin, Porphyre et Proclus, elle a par ailleurs publié plusieurs essais et de nombreux articles sur la philosophie antique et ses réceptions contemporaines.

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# Voix extimes

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