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Les trois tiers du triptyque bruxellois de L'Atelier du son

**Ca bouillonne à Bruxelles. Le son et l'expérience sonore, sous une multitude d'états, nous attendaient. Autant s'y rendre, pour voir les ondes dans leur jus, les ateliers, les lieux qui résonnent. Les portes se sont généreusement ouvertes. L'avant-garde de tous les temps (avec Guy-Marc Hinant et son label Sub Rosa), le field recording et les liens européens (avec le labo Q-O2), la recherche d'autres territoires musicaux (avec la Pataphonie et son guide, Max Vandervorst). Voilà ce qu'on trouva pour ces trois Ateliers du Son hors les murs et les studios. **

Vous retrouvez toutes ces rencontres ici, pour la réécoute ad lib .

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Première émission diffusée le 17 février 2012 : L'atelier de Guy-Marc Hinant - le label Sub Rosa

Guy-Marc Hinant
Guy-Marc Hinant
© Radio France - GMH

Nous avons rendez-vous avec Guy-Marc Hinant , qui nous accueille dans sa maison de Schaerbeek, une des communes bruxelloises. Le thé est offert, la table est ouverte, tout est près pour une conversation dont le thème est : Sub Rosa . En latin, au sens propre : "sous la rose". Au sens figuré : "entre amis", "sous le sceau de la confidence".

Sub Rosa est l'un des labels musicaux les plus intéressants du moment. Depuis une vingtaine d'années, il se consacre à l'avant-garde, celle d'hier et d'aujourd'hui, bref de toujours. En partant du principe que la subversion d'hier reste toujours "dangereuse".

Ayant édité la voix Marcel Duchamp, de Paul Bowles, Bryon Gysin, James Joyce, Guy-Marc Hinant reste toujours attentif aux artistes d'aujourd'hui. "J'attends le choc", dit-il, alors qu'il attaque en ce moment le 7e et dernier volume de son Anthologie de la musique bruitiste et électronique , qui mêle les styles et les générations.

Il sera aussi question de la série de films en cours qu'il réalise avec Dominique Lohlé sous l'intitulé "OME" (Observatoire des musiques électroniques), des portraits au travail de Luc Ferrari, d' Henri Pousseur, Léo Kuppers...

Ce soir on entendra notamment Duchamp et Kurt Schwitters, des pièces de Don Preston, d'Eric Thielemans, de Jac Berocal/ David Fenech/ Ghedalia Tazartes, de Rogelio Sosa...

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59 min

Deuxième émission diffusée le 24 février 2012 : Q-O2, laboratoire sonore

Ann Goossens et Julia Eckhardt // les locaux de Q-O2
Ann Goossens et Julia Eckhardt // les locaux de Q-O2
© Radio France - TB/VL

Deuxième volet de nos émissions bruxelloises. Rendez-vous sur le Quai des Charbonnages, un grand immeuble de briques, quelques étages à monter : nous voilà chez Q-O2.

**Q-O2 ** est un laboratoire de musique contemporaine expérimentale et d'art sonore depuis 2006. Lieu de résidence pour artistes sonores et musiciens, qui restent là quinze jours ou trois semaines, Q-O2 est un endroit où l'on recherche. L'expérience avant tout.

Q-O2 et ses deux animatrices, Julia Eckhardt et **Ann Goossens ** ont notamment organisé le Field Fest, au mois d'octobre dernier. Il s'agissait de mettre en avant des travaux de "Field recording", genre qui fait en ce moment la marque de Q-O2.

Ce soir, il est question d'écoute, de création contemporaine sonore (pourquoi le field recording est-il une forme contemporaine aujourd'hui ?), de mystère (ça veut dire quoi, Q-O2 ?), d'échos du cosmos... Et d'une plateforme européenne en construction : Sounds of Europe.

En seconde partie, rencontre avec** Nadine Muse,** monteuse son du film The Artist , de Michel Hazanavicius. Monteuse son d'un film muet ? oui oui...

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59 min

Troisième émission diffusée le 9 mars 2012 : Max Vandervorst, luthier sauvage

Max Vandervorst
Max Vandervorst
© Radio France - V.Lamendour

**Max Vandervorst ** compose de la musique et en joue sur des instruments qu'il invente, qu'il fabrique, qu'il améliore... Il recycle des objets du quotidiens, les accorde (!) et en fait son orchestre personnel. Il se définit comme un "luthier sauvage".

Max Vandervorst défend la "pataphonie", qui est autant une discipline de l'imaginaire qu'un pays utopique. Ce soir dans l'Atelier du Son, il nous fait entendre sa guitare charbonnière (un manche de guitare sur un seau à charbon), son "papelophone" (un xylophone fait de rouleaux de papier), il joue du guidon de vélo, du pot de fleur et du "grand échantillonneur acoustique" (un piano relié à des bouteilles, des boîtes de conserve, des gourdes en métal).

Nous sommes d'abord chez lui à Bruxelles, puis il nous transporte à Dinant, à quelques dizaines de kilomètres de là, où se trouve la Maison de la Pataphonie.

Prise de son Christophe Goudin

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59 min

Thomas Baumgartner (production) et Véronik Lamendour (réalisation)