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Like, hashtag et poke : les réseaux sociaux transforment-ils la guerre ?

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Les groupes terroristes ont bien compris l’intérêt des réseaux sociaux, véritables sas d’engagement, lieux d’exhibition de la force, depuis les champs d’opérations notamment. Dès lors, comment développer une stratégie d’affrontement dans cet espace conflictuel où s'opposent, avec des techniques et des intentions variables, des acteurs radicalement différents (États, groupes, individus) ? Comment contrer les stratégies d’adaptation ? Comment « attraper » les terroristes par les réseaux sociaux, puisqu’ils sont une mine de renseignements ?

Une conférence du cycle "La guerre des machines".

S’il n’a plus à verser "l’impôt du sang", chaque citoyen reste pourtant un acteur de la défense collective. Comme la solidité d’une chaîne dépend de son maillon le plus faible, chaque citoyen est partie prenante de la sécurité de la communauté nationale. C’est la contrepartie et la condition de ses droits. Or, s’il n’existe plus de menaces aux frontières, comme le dit l’adage, il n’y a plus de frontières aux menaces. Ces menaces ont changé de nature et il est clair, par exemple, que chaque ordinateur individuel est désormais la voie d’accès qu’emprunteront hackers et autres cyberterroristes et cybercriminels pour accéder aux réseaux auxquels nous sommes connectés. Protéger son ordinateur n’est pas seulement un réflexe élémentaire de sécurité ; c’est également une attitude citoyenne par laquelle nous participons à la sécurité des infrastructures vitales dont dépend désormais notre quotidien.

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François-Bernard Huyghe, Directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris)

Olivier Kempf, Directeur de la lettre stratégique La Vigie, directeur de la collection "Cyberstratégie", Economica

Frédérick Douzet, Professeure à l’université Paris VIII, titulaire de la chaire"Cyberstratégie" de l’IHEDN

Marc Hecker, Docteur en science politique de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.