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Lutte contre l'obésité : la restriction cognitive est une erreur

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La restriction cognitive ou prescription de troubles des conduites alimentaires
La restriction cognitive ou prescription de troubles des conduites alimentaires

La prise en charge du surpoids et de l'obésité est aujourd'hui une priorité pour les services de santé. Cependant, les réponses les plus largement répandues participent parfois au développement de nouveaux troubles des conduites alimentaires, notamment le phénomène de restriction cognitive.

Selon l'Etude Nationale Nutrition Santé (ENNS) parue en 2006, la prévalence de l'obésité chez l'adulte s'élève à 16,9 % et celle du surpoids (obésité non incluse) à 32,4 % en France. Face à ce constat, la prise en charge du surpoids et de l'obésité devient une priorité pour les services de santé du pays. Cependant, les réponses les plus largement répandues actuellement, loin de proposer une solution efficace et durable, participent parfois (souvent ?) au développement de nouveaux troubles des conduites alimentaires. L'objectif de cette conférence est de présenter le phénomène de restriction cognitive, régulièrement présent chez les personnes souffrant de surpoids ou d'obésité et qui, faute d'information, fait son chemin dans les conduites alimentaires contemporaines. 

Qu’est ce que la restriction cognitive ? La restriction cognitive a été décrite pour la première fois en 1975. Elle désigne "l’attitude des sujets qui limitent délibérément leur consommation alimentaire dans le but de perdre du poids ou pour éviter d’en prendre". D’abord observé chez les obèses, ce comportement avait alors été interprété comme un facteur prédisposant au développement de l’obésité parce que, dans certaines conditions, il s’accompagne à long terme d’une augmentation paradoxale de la consommation alimentaire.

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Une conférence enregistrée en février 2016.

Delphine Rommel, maîtresse de conférences en psychologie clinique et psychopathologie à l'Université de Nantes. 

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