Matières à penser | « Face à la catastrophe : le pire n’est jamais sûr ! » par Dominique Rousset

Publicité

Matières à penser | « Face à la catastrophe : le pire n’est jamais sûr ! » par Dominique Rousset

“ Face à la catastrophe : le pire n’est jamais sûr ! ” par Dominique Rousset
“ Face à la catastrophe : le pire n’est jamais sûr ! ” par Dominique Rousset
© Radio France - Christophe Abramowitz

Du 20 au 24 mai 2019 Matières à penser : une semaine, un producteur, un thème sur France Culture 22h15 -23h

Face à la catastrophe : le pire n’est jamais sûr !

La situation : une catastrophe écologique annoncée, sa survenue n’est plus guère discutée.  De très fortes inégalités sont à prévoir partout, aussi bien dans les effets de cette catastrophe que dans les réponses qui lui seront apportées. Nous allons cette semaine aborder d’autres approches, pour lesquelles ce modèle économique n’est pas soutenable parce qu’il s’oppose à la nature au lieu de penser avec elle. 

Publicité

Lundi 20 mai 2019 

Organiser les solidarités et l’action collective 

Avec Philippe Eynaud, professeur en sciences de gestion à l’IAE de Paris, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, et membre du groupe de recherche en gestion des organisations (Gregor) de l’IAE de Paris. 

Il a récemment publié, avec Genauto Carvalho de França Filho, “Solidarité et organisation : penser une autre gestion” (2019, Erès). 

Le modèle économique dominant actuel se prépare à une catastrophe écologique, trop lentement, mais il s’y prépare. Avec ses armes, assurance des risques climatiques, essor de la finance environnementale, tentatives de régulation des marchés, accords de coopération internationale. 

D'autres approches existent. Elles ne sont pas majoritaires mais elles font leur chemin, portent l’espoir et obtiennent des résultats significatifs. Militer, consommer, partager, innover, et penser autrement la gestion des organisations sur une base simple : la solidarité. 

Elle a publié, avec Marie-Christine Bureau et Michel Lallement, “ Makers : enquête sur les laboratoires du changement social (2018, Seuil), une enquête sur les laboratoires du changement social. 

Mardi 21 mai 2019 

Dans les laboratoires du changement social 

Avec Isabelle Berrebi-Hoffmann, sociologue, membre du Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (Cnam-CNRS). 

Ceux qui « font » sont de plus en plus nombreux, on les trouve en dehors des circuits traditionnels mais le plus souvent ils utilisent les moyens et les technologies d’aujourd’hui. Seul ou à plusieurs, ils bricolent, ils récupèrent, ils construisent, ils bâtissent même. Avec des outils qu’ils ont souvent inventés, des savoirs hérités et réappropriés et une ambition sans limites. Ils rêvent de bousculer l’économie de marché, jugée obsolète, rien de moins : ce sont les « Makers ». 

Mercredi 22 mai 2019 

La révolution tranquille des circuits courts 

Avec Yuna Chiffoleau, ingénieure agronome et sociologue, directrice de recherche à l’INRA. 

Nous allons cette semaine vers d’autres approches, pour lesquelles le modèle économique actuel n’est pas soutenable parce qu’il s’oppose à la nature au lieu de penser avec elle. Un modèle est né, les circuits courts alimentaires, en pleine expansion, ils sont bien plus qu’un échange de produits consommables : une réponse crédible à la révolution tranquille ! 

Jeudi 23 mai 2019 

Place aux initiatives citoyennes ! 

Avec Bénédicte Manier, journaliste, spécialiste de l’Inde. Auteure de « Un million de révolutions tranquilles » (Les liens qui libèrent, 2016 - réédition en poche, J’ai Lu, 2018). 

Et Anne-Sophie Novel, journaliste et bloggeuse au Monde. Auteure de « la Vie share » (Ed. Alternatives, 2013) et auteure, avec Flo Laval d’un film : « Les Médias, le monde et moi » (Les films du Jour, 2019).  

Deux observatrices attentives des nouveaux comportements sociaux, des initiatives citoyennes, proches ou lointaines. 

Elles constatent une dégradation accélérée de l’environnement, climat et biodiversité, un modèle économique dominant qui génère de fortes inégalités et apporte des réponses jugées inadaptées par un nombre croissant de citoyens, pas seulement ceux des pays développés. En face, d’autres approches entendent faire plus de place à la dimension sociale, à l’autonomie, au collectif et respecter la nature au lieu de s’opposer à elle.  

Faire, consommer, s’organiser collectivement, pour conserver l’espoir et porter un regard plus optimiste. 

Vendredi 24 mai 2019 

Pas de diffusion / Soirée Lecture “Victor Hugo” 

Réalisation Anne-Laure Chanel