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Michel Butor : Le chiffre 5 me convient. J’aime beaucoup les chiffres

Quatrième épisode de la série A voix nue consacrée à Michel Butor par France Culture. L’écrivain évoque ses livres qui explorent des genres nouveaux, protéiformes, souvent, par série de cinq volumes, comme “Le Génie du lieu”.

Grand voyageur Michel Butor explique dans ce quatrième entretien “A voix nue” la genèse de certains de ses ouvrages. Auteur proche de l’Oulipo, Michel Butor aime s’imposer des contraintes, jouer avec les chiffres, inventer des systèmes de cartes perforées, modifier le rapport entre textes et images. L’écrivain nous dévoile la logique de son travail que ce soit pour la série Chanson de Don Juan ou celle de Génie du lieu. Avec Boomerang, l’auteur s’est “efforcé de forer l’étrangeté de l’Australie”.

Michel Butor, invité de "A voix nue" 4/5 le 30/11/2000 sur France Culture

27 min

C’est un peu comme des Etats-Unis superlatifs. Parce que la culture des Aborigènes est considérée comme beaucoup plus lointaine que ne l’était la culture des Indiens. Les Indiens pour beaucoup d’Américains étaient considérés comme une race crépusculaire qui allait disparaître. mais il y a toujours eu dans les EU, même à travers ce meurtre indigène, une nostalgie. Les Indiens étaient considérés comme beaux, tandis qu’en Australie, les Aborigènes ont été considérés, et encore dans ces dernières années sont souvent considérés par les Blancs comme “laids”. Il y a un éloignement qui est beaucoup plus grand.

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  • Production : Frédéric-Yves Jeannet
  • Réalisation : Elyane Milhau
  • 1ère diffusion : 30/11/2000
  • Indexation web : Véronique Vecten, de la Documentation de Radio France