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Michel Piccoli : "La séduction c'est très important mais quelques fois c'est très dérisoire"

Portrait de Michel Piccoli lors de la répétition de la pièce "Le Misanthrope" de Molière au Théâtre de la Ville, le 29 septembre 1969 à Paris.
Portrait de Michel Piccoli lors de la répétition de la pièce "Le Misanthrope" de Molière au Théâtre de la Ville, le 29 septembre 1969 à Paris.
© AFP

1969. Michel Piccoli dans cette émission datant de 1969 "Entretiens avec", retrace son parcours à la fois au théâtre et au cinéma. Il passe en revue les grands rôles qu'il a interprétés sur scène et fait le bilan de sa carrière sur grand écran qui semble avoir été plus irrégulière.

Au micro de Moussa Abadi dans l'émission "Entretiens avec" diffusée en 1969, Michel Piccoli se souvient de ses débuts sur les planches lors les fêtes de fin d'année à l'école : "C'est la première fois que je me suis imposé, qu'on m'a pris en considération". Le théâtre est resté pour lui comme "une espèce de souffle, un peu un rêve, une vision".

Piccoli répond à la réaction diverse du public devant la pièce du Misanthrope monté par Marcel Bluwal en cette année 1969. Il tente de trouver les raisons de ce tumulte autour de son interprétation et de la mise en scène : "Je ne crois pas que vis-à-vis du public on trahisse Molière."

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Par choix, par goût, par envie, je trouve que le théâtre, ça doit être une recherche. Je crois que si c'est simplement un spectacle, ça ne suffit pas, enfin moi ça ne me suffit pas et je trouve que ça ne suffit pas pour le théâtre.

Sur sa carrière cinématographique, l'acteur reconnaît qu'il n'avait pas "d'emploi défini", il était "un jeune homme un peu informe, un peu ingrat". Quand on l'a engagé au cinéma, il ne savait "pas très bien ce que c'était" et affirme même que "la caméra fait très peur". Il explique qu'il a dû s'habituer au cinéma.

Sur son jeu d'interprétation au théâtre, il aime dire à l’italienne qu'il "fait l'acteur" et estime qu'il "faut être le maximum lucide" sur scène.

Michel Piccoli au micro de Moussa Abadi sur France Culture dans "Entretiens avec" le 09/10/1969.

37 min

Le vrai dédoublement n'est pas de se mettre dans la peau d'un personnage et de laisser sa propre peau au vestiaire, en coulisse, dans la loge. Le vrai dédoublement, je crois, c'est quand on joue, c'est d'être vraiment double, soi et le personnage.

  • "Entretiens avec"
  • Première diffusion le 09/10/1969
  • Producteur : Moussa Abadi
  • Indexation web : Odile Dereuddre, de la Documentation de Radio France
  • Archive INA-Radio France