Michel Serres : “Nous avons laissé tomber une grande partie de la population humaine"

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Michel Serres : “Nous avons laissé tomber une grande partie de la population humaine"

Michel Serres en 2012
Michel Serres en 2012
© Sipa - Baltel

2002. Troisième épisode de la série "A voix nue" consacrée à Michel Serres sur France Culture en 1988. Michel Serres se dit à la fois émerveillé par les mutations où tout paraît possible, et en même temps terrifié par "l’omnipotente impuissance".

Dans ce troisième  entretien de la série "A voix nue" enregistré en 1988, Michel Serres étudie l’évolution due aux inventions qui, en cinquante ans, ont impacté nos vies et modifié la condition humaine. Pour le philosophe, les technologies de communication actuelles sont comparables à la révolution de l’imprimerie, qui avait provoqué la naissance d’un monde totalement nouveau. Il rappelle à ce propos que "tout canal de communication est soumis à la double loi du meilleur et du pire" et soutient que "tout dépend de notre volonté politique”.

"A voix nue" avec Michel Serres 3/5 le 09/01/2002

24 min

La chose la plus tragique à mon avis, c’est que ce mouvement des cinquante dernières années n’a concerné qu’une petite portion de l’espace et une petite proportion de l’espèce humaine, c’est à dire l’Occident. Pendant que cette révolution se faisait, elle se faisait en laissant tomber une grande proportion de la population humaine. Du coup la tension devient de plus en plus puissante entre les pays dit sous-développés et les pays occidentaux. Et nous le paierons un jour très cher.

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  • "A voix nue" Michel Serres 3/5
  • 1re diffusion : 09/01/12002
  • Production : Jean-Paul Dollé
  • Réalisation : Anne Franchini