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Moravia à la mort de Pasolini : "Une société qui tue ses poètes est une société malade"

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Redécouvrez en archives l'hommage funèbre d'Alberto Moravia à son ami Pier Paolo Pasolini qui vient d'être assassiné trois jours plus tôt, en 1975.
Pier Paolo Pasolini est mort il y a quarante ans. De nuit, le 1er novembre 1975, tout près de l'embouchure du Tibre, après avoir conduit de Rome à Ostie vers la mer. Quarante ans plus tard, la justice italienne n'a toujours pas elucidé sa disparition, même si un jeune homme d'alors 17 ans a purgé neuf ans de prison après s'être lui-même accusé.

Dans le cadre d'une semaine sur le cinéma italien, l'équipe de La Fabrique de l'histoire consacrait une table-ronde au rapport de Pasolini à l'histoire ce jeudi 26 octobre. L'émission démarre par une archive âpre et rageuse. C'est l'écrivain Alberto Moravia, un intime du cinéaste, qui prend la parole trois jours après la mort de ce dernier. Le Campo Dei Fiori est noir de monde pour les obsèques de ce cinéaste pourtant iconoclaste, et alors que le cercueil se fraie un chemin dans la foule, Moravia prononce, entre autres, cette phrase qui fera date :

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Une société qui tue ses poètes est une société malade

Regardez l'oraison funèbre prononcée par Moravia le 5 novembre 1975 à Rome :

Le cinéma italien 3/3 :

52 min