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Mort de Trisha Brown, chorégraphe américaine majeure

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"Set and Reset", avril 1987, Trisha Brown Dance Company
"Set and Reset", avril 1987, Trisha Brown Dance Company
© Getty - Jack Mitchell

Trisha Brown, éminente chorégraphe américaine, vient de disparaître à l’âge de 80 ans. En 2013, avec Diane Madden (danseuse) et Philippe Noisette (critique), Caroline Broué évoquait dans La Grande Table l'héritage de cette pionnière de la danse post-moderne américaine dans les années 1960.

Éminente chorégraphe américaine, pionnière de la post-modern dance dans les années 1960, Trisha Brown vient de disparaître à l’âge de 80 ans. Elle a marqué l'histoire de la danse par ses chorégraphies millimétrées, aux structures mathématiques. En 2013, Diane Madden (danseuse historique de la Trisha Brown Dance Company) et Philippe Noisette (critique de danse contemporaine) évoquaient dans La Grande Table, au micro de Caroline Broué, l’héritage de cette danseuse et chorégraphe mondialement reconnue qui se décrivait volontiers comme "la locomotive de l'abstraction américaine".

2013, hommage à Trisha Brown dans "la Grande table"

27 min

Après la modern dance américaine, initiée par Martha Graham et Merce Cunningham, émerge la post-modern dance initiée par divers artistes dont Trisha Brown :

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Trisha et d'autres artistes à la même époque brisaient certaines règles, innovaient. Cela était vraiment en lien avec ce qui se passait dans les arts plastiques et les arts visuels. Pour elle, la danse n'était pas la simple illustration d'une pièce musicale. Elle a souhaité explorer et jouer avec le cadre de l'espace où se montre la danse, la scène. Elle a été influencé par John Cage et toute sa théorie du hasard qui rentre dans la composition musicale. En même temps qu'une artiste visuelle, Trisha est éminemment une danseuse. Diane Madden

"Reine des structures mathématiques", ses chorégraphies sont marquées par la sensation d'une grande fluidité comme le décrit Philippe Noisette :

La fluidité est sans doute ce que l'on ressent quand l'on voit des pièces de Trisha, des pièces anciennes, comme des pièces des années 2000. Il y a une vraie facilité à regarder ses pièces. Pas forcément à les danser, car il y a vraiment une écriture, il y a vraiment une méthode. (…) C'est une danse qui demande beaucoup, c'est une danse construite." Philippe Noisette

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