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Musique, cinéma, livre... 5 idées pour votre week end

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- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectalce, un disque, une exposition, un livre, un film. Bonnes découvertes !

Un spectacle : "Bérénice", l’essence d’un lien intime

Titus, empereur de Rome, aime une reine, Bérénice, et en est aimé. Antiochus, le meilleur ami de Titus l’aime aussi, secrètement. Mais Titus est empêché dans son amour par les lois romaines, qui interdisent à l’empereur d’épouser une reine étrangère. La plus belle pièce en langue française est ici mise en scène par Célie Pauthe, qui a si bien servi les écritures de Thomas Bernhard, Henry James, Christine Angot, Maurice Maeterlinck ou Marguerite Duras. Autant dire que la patronne du Centre dramatique national Besançon Franche-Comté est une grande lectrice, et que sa vision de la tragédie racinienne était très attendue. Elle a choisi la jeune Mélodie Richard, vue au cinéma chez Desplechin ou Christophe Honoré, pour incarner l’héroïne, et nous offre une lecture politique de ce drame amoureux, entre colon et colonisée.

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L'avis des critiques : 

J’ai été convaincu par l’utilisation du film de Marguerite Duras et son apparition dans le décor de manière subtile. Cela ancre profondément la pièce vers un ailleurs qu’est Césarée, on voit alors la pièce à travers l’orient. Mélodie Richard incarne de façon très belle et très réussie Bérénice. C’est très beau et je suis vraiment convaincu par la mise en scène. En revanche je ne crois pas du tout au personnage joué par Mounir Margoum, comme s’il était complètement en dehors du reste. Lucile Commeaux

La réussite du spectacle tiens au fait qu’il n’est pas plaqué directement sur le texte de Racine. En effet, le mariage du texte avec les quelques images de Césarée de Marguerite Duras entre les actes permet d’avoir une vision beaucoup plus ample de l’œuvre.  Il faut souligner le talent de Mélodie Richard qui est étonnante en Bérénice. Philippe Chevilley

Ici le personnage de l’étrangère prend toute sa force dans le temps et dans l’histoire grâce à l'utilisation du court métrage de Duras. On est à un moment de vérité avec cette mise en scène. Je suis moins enthousiaste sur Bérénice et plus touchée par Mounir Margoum, il incarne un personnage ambiguë qui fait passer énormément des choses sur le dilemme Racinien; son corps parle aussi entre les mots, c’est un personnage très émouvant. Marie-José Sirach

Le travail de Célie Pauthe est toujours formidable parce qu’il est toujours nourrissant pour le spectateur. L’espace est peut-être un peu trop ouvert pour cette scénographie. La scansion de Césarée est vraiment très belle. Les corps des comédiens, leurs rythmes et leurs gestes font sonner autrement les vers de Racine, ce jeu corporel donne une autre profondeur, je trouve cela très judicieux. Arnaud Laporte

  • "Bérénice"  de Jean Racine - mise en scène Célie Pauthe  - du 11 mai au 10 juin - au théâtre de l'Odéon (Berthier 17e)

Un disque : “Water wheel”, Bachar Mar Khalife rend hommage à l'un des maîtres de la musique nubienne

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The Water Wheel est la nouvelle création du musicien franco-libanais, en hommage au nubien Hamza El Din, chanteur et joueur d’oud. Avec la chanteuse soudanaise Alsarah, il revient sur le parcours hors-norme d’un musicien qui a beaucoup voyagé, et qui a partagé la scène avec Bob Dylan, Joan Baez, ou le Grateful Dead. Alors qu’il poursuit une longue tournée avec ce projet, le disque vient de paraître. 

  • Water wheel de Bachar Mar Khalife (Caroline International)

Une exposition "Do the Write thing 2", savoir lire entre les lignes 

Do the write Thing 2
Do the write Thing 2
- Yasuhiro Hirano / Galerie Christian Berst

La galerie Christian Berst est devenue au fil des années une place forte de l’art brut, et le rendez-vous incontournable d’une autre histoire de l’art. Avec cette nouvelle exposition, le galeriste poursuit une recherche sur les oeuvres “écrivant du dessin ou dessinant de l'écrit”, et qui posent de façon très perturbante la question du sens. 

Un livre : “Un oeil en moins”, l'art de la révolte de Nathalie Quintane

Nathlaie Quintane / Un oeil en moins
Nathlaie Quintane / Un oeil en moins
- POL

Nathalie Quintane a ceci d’extrêmement précieux qu’elle est à la fois une aventurière exemplaire de la forme, et en même temps une observatrice très fine de nos sociétés contemporaines. Ce “en même temps” est plus que jamais requis pour analyser les discours politico-médiatiques de l’année 2016, qui évoquent Nuit Debout, les migrants ou Notre-Dame-des-Landes. Une lecture indispensable !

L'avis des critiques

Il a fallu une grande occasion pour écrire un grand livre. C’est un ouvrage qui englobe plusieurs formes de militantismes et il laisse sur ces mouvements une impression douce-amère. C’est un grand ouvrage de poésie sur la manifestation. C’est un livre politique par sa langue ! Je pense que Nathalie Quintane ne cherche pas à représenter un mouvement, elle se pose la question sur la manière d’occuper l’espace public. Lucile Commeaux

Elle décrit au quotidien ce qu’est de vouloir se révolter, elle propose une littérature qui s’adresse à nous, vivants. Ce livre permet à son lecteur de prendre conscience d’avoir fait partie d’une histoire.  Jean-Christophe Brianchon

Ce livre c’est l’introduction de la politique comme pratique extérieure au texte. La densité de la question politique est pour moi, un ratage complet. J’ai eu le sentiment que tout est dissous dans une vaste évidence. Je ne lui reproche pas le vide, mais les choses parfois fausses ou exagérées qu’elle y met. Florent Georgesco

  • Un livre “Un oeil en moins”, de  Nathalie Quintane, chez P.O.L

Un film : “Le ciel étoilé au-dessus de ma tête”de Ilan Klipper, une comédie loufoque

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Auteur d’un seul roman qui a connu un grand succès vingt ans auparavant, Bruno erre toute la journée en caleçon dans l’appartement qu’il partage avec une Femen. Lui seul pense que tout va bien, mais ses proches ne partagent pas cet avis. Laurent Poitrenaux et Camille Chamoux excellent dans cette comédie, premier long-métrage de fiction d’Ilan Klipper. 

  • Le ciel étoilé au-dessus de ma tête”, de Ilan Klipper

-En partenariat avec le magazine Grazia-