Nobel de médecine : deux Américains et un Britannique primés pour leurs travaux sur l'oxygénation des cellules

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Nobel de médecine : deux Américains et un Britannique primés pour leurs travaux sur l'oxygénation des cellules

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Des globules rouges
Des globules rouges
© Getty - SCIEPRO

Les chercheurs américains William G. Kaelin Jr, Gregg L. Semenza et le britannique Sir Peter J. Ratcliffe ont été récompensés du prix Nobel de médecine par l'Académie royale des sciences de Suède pour leurs travaux sur l'adaptation de nos cellules aux besoins en oxygène.

C'est un trio de chercheurs, deux américains et un britannique, qui a reçu ce lundi 7 octobre le prix Nobel de médecine décerné par l'Assemblée Nobel de l'Institut Karolinska, à Stockholm, en Suède. Les chercheurs William G. Kaelin Jr, Sir Peter J. Ratcliffe et Gregg L. Semenza ont été récompensés pour leurs travaux sur l'adaptation de nos cellules aux besoins en oxygène. 

"Le prix Nobel de cette année récompense des travaux ayant révélé les mécanismes moléculaires à l'oeuvre dans l'adaptation des cellules à l'apport variable d'oxygène" a précisé l'Institut, avant de saluer des découvertes ouvrant "la voie à de nouvelles stratégies prometteuses pour lutter contre l'anémie, le cancer et de nombreuses autres maladies".

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En 2016, les trois scientifiques avaient déjà reçu le prix Albert-Lasker, qui précède bien souvent un prix Nobel. Dès 2012, l'Institut de France leur avait également décerné le prix de la Fondation Lefoulon-Delalande, qui récompense une contribution importante en physiologie, biologie ou médecine cardio-vasculaire.

Des recherches prometteuses pour lutter contre le cancer

Dans une vidéo de l'Institut de France, le Pr. Gregg L. Semenza expliquait la nature de leurs travaux à propos des mécanismes de base qui permettent aux cellules de détecter et de gérer un manque d'oxygène, notamment grâce à la protéine HIF-1 et à son rôle dans le processus d'oxygénation :

Les études sur les animaux suggèrent que si nous augmentons, en la stimulant, la production de HIF-1, nous pouvons augmenter le flux sanguin, ce qui serait bénéfique pour les maladies cardio-vasculaires. Dans le cas des cancers, c'est l'inverse, la tumeur est hypoxique, car de nombreuses cellules consomment de l'oxygène. Nous cherchons donc à bloquer la fabrication de HIF-1, nous pensons qu'en le faisant nous obtiendrons un effet négatif sur la croissance de la tumeur et sur la formation des vaisseaux sanguins à l'intérieur de celle-ci. 

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La Méthode scientifique
58 min