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Opérette, théâtre, exposition... 5 idées pour votre week end

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2206
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- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, un livre, une exposition, une opérette, un film.

Un spectacle : "Le Triomphe de l’amour" de Marivaux, "Denis Podalydès met en lumière les corps, il joue sur la question du désir"

Le Triomphe de l'amour - Denis Podalydès
Le Triomphe de l'amour - Denis Podalydès
- Pascal Gely

Léonide s’introduit sous un habit masculin dans la demeure d’un vieux philosophe qui y vit avec sa sœur et un jeune garçon, et fait le pari de se faire aimer de tous trois. Denis Podalydès met en scène cette pièce sur le désir et l’amour, dans laquelle chaque mot peut faire vaciller l’être tout entier, en allumant la flamme d’abord par jeu, puis ensuite dans une ivresse qui ira crescendo.  

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L'avis des critiques : 

J’ai passé un moment très agréable, il y a une belle distribution, le décor posé à même le sol installe une certaine intimité. C’est une pièce intéressante, Marivaux est presque sérieux dans sa quête philosophique. Marie-José Sirach

J’ai beaucoup aimé le spectacle, même si je préfères lire Marivaux plus que de le voir jouer. Là où la mise en scène est réussie c'est que Denis Podalydès met en lumière les corps, il joue vraiment sur la question du désir. Lucile Commeaux

J’ai vu le spectacle à la création à Amiens. Malgré le brio de Denis Podalydès, j’ai trouvé la distribution maladroite. Ce texte plus que du triomphe parle du désastre de l’amour, c’est d’une noirceur terrible. Jamais les personnages ne semblaient autant manquer de mots pour le dire et en cela c’est formidable. Fabienne Pascaud

L’entame est assez difficile d’accès mais cela est peut-être dû à la langue de Marivaux. Le spectacle a un rythme soutenu, les scènes de séductions s’enchaînent et c’est réussi. La distribution est assez homogène. Arnaud Laporte

  • " Le Triomphe de l’amour" de Marivaux, mise en scène Denis Podalydès, jusqu’au vendredi 13 juillet aux bouffes du nord
La Dispute
55 min

Un livre : "Chicago. Le Ciel et l’Enfer", Algren bâti une mythologie de Chicago, incarnation de l’envers du rêve américain

Chicago. Le Ciel et l'Enfer // Nelson Algren
Chicago. Le Ciel et l'Enfer // Nelson Algren
- Bortillat

Si vous voulez savoir à quoi ressemblait la ville de Chicago au début des années 50, vous n’allez pas être déçu. Arnaqueurs et politiciens (parfois les deux en même temps), prostituées et notables ( qui se connaissent bien), battent le pavé de la ville sous la plume de Neslon Algren, que l’on connaît bien en France pour l’amour passionné qu’il vécut avec Simone de Beauvoir. 

L'avis des critiques :

Algren bâti une mythologie de Chicago, incarnation de l’envers du rêve américain. Ce n’est pas très original, avec un rythme très saccadé, une prose métallique, mais relevée de quelques jolies trouvailles stylistiques. Elisabeth Philippe

Nelson Algren décrit un Chicago, le sien. La ville est le corps vivant du livre, mais une lassitude s’installe un peu à force de pittoresque. Et Simone de Beauvoir découvre avec lui les bas-fonds de cette ville. Etienne de Montety

Ça reste un livre très intéressant et cette édition agrège trois éditions américaine différentes. Au milieu de cette langue compliquée il y a des troués poétiques. Il développe une pensée politique qui, à l’image de son style est un peu brumeuse. Jean-Christophe Brianchon

  • "Chicago. Le Ciel et l’Enfer", de Nelson Algren (Bartillat)

Une exposition : "Le Centre ne peut tenir" à Lafayette anticipations, la nouvelle pépinière de l'art contemporain.

Andrés Jaque / Office for Political Innovation, The Transvector, Modélisation de l’espace de discussion et d’échange pour Le centre ne peut tenir, 2018
Andrés Jaque / Office for Political Innovation, The Transvector, Modélisation de l’espace de discussion et d’échange pour Le centre ne peut tenir, 2018
- © Andrés Jaque and Office for Political Innovation.

Lafayette Anticipation est sans nul doute le nouveau lieu dévolu à l’art le plus passionnant de la capitale. Dans l’architecture modulable de Rem Koolhaas, les résidences et les ateliers de fabrication tournent à plein, et l’on peut découvrir tout l’été une exposition collective qui emprunte son titre à un vers de Yeats. Le centre ne peut tenir entend se poser en antidote à la “simplification des débats socio-politiques actuels, au renforcement des catégories culturelles, sociales et politiques, et à la peur de la différence”. La fondation a ainsi permis à des représentants de la jeune génération d’artistes français et internationaux de réaliser de nouvelles oeuvres, majoritairement réalisées sur place, pour une exposition qui ne propose donc que des pièces inédites. Paris à nouveau capitale de l’art ?

L'avis des critiques : 

On voit pour la première fois ce bâtiment à l’œuvre de manière complète, prendre vie. Ce qui est important est ce caractère de laboratoire assumé malgré les risques que cela fait prendre à Lafayette Anticipations. Anaël Pigeat

"Le centre ne peut tenir" : il n’y a pas de centre et ce n’est donc pas la peine de le chercher ! Une large partie de ces jeunes artistes veulent trop penser et ne fournissent qu’une exemplification de ces pensées. Les choses sont trop sages et bien calées. C’est peut-être un lieu de documentation du temps présent. Nous verrons plus tard si cela représentait le symptôme ou l’avenir. Corinne Rondeau

J’ai rarement visité une exposition qui passait autant à côté de son projet ! Ces commandes censées dénoncer et représenter l’art de demain, réussissent simplement à dépasser l’exposé de 6ème. Aucunes écritures visuelles, ni narratives. Stéphane Corréard

Une opérette : "Les p'tites michu", dans une version pop de la compagnie les brigands

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La compagnie Les Brigands retrouve son écrin de prédilection, le Théâtre de l'Athénée-Louis Jouvet, pour la plus grande joie de ses nombreux aficionados. 120 ans après la création de l’oeuvre d’André Messager, Les p’tites Michu sont de retour à Paris, pour une folle comédie qui a séduit jusqu’à Broadway !

  • "Les p'tites michu", d'André Messager - direction musicale : Pierre Dumoussaud (Cie Les Brigands) - Mise en scène Rémy Barché - Jusqu'au 29 juin à l'Athénée Louis Jouvet

Un film : "Les Tueurs de la lune de miel", de Leonard Kastle (1970)

Retour sur le grand écran pour le film-culte de Leonard Kastle, inspiré de l'histoire vraie d’un couple de tueurs en série américains. Kastle rejoint ici le club très fermé des cinéastes qui n’ont réalisé qu’un seul film, mais quel film ! Le résultat est ultra-violent et romantique à la fois, cocktail improbable pour un film proche du cinéma expérimental.

  • "Les Tueurs de la lune de miel", de Leonard Kastle (1970), ressort le 27/06

-En partenariat avec le magazine Grazia-