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"Paradise Papers" : qui sont les journalistes du consortium international ICIJ ?

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Une partie de l’équipe de "chiens de garde et lanceurs d’alerte" de l'ICIJ est basée en permanence à Washington. Le reste, dans le monde entier.
Une partie de l’équipe de "chiens de garde et lanceurs d’alerte" de l'ICIJ est basée en permanence à Washington. Le reste, dans le monde entier.
© AFP - Jim Watson

Antisèche. Qui sont les journalistes cachés derrière l’acronyme ICIJ du Consortium International des Journalistes d’Investigation ? À quoi sert leur travail collaboratif ?

Chasseurs de scoop ou redresseurs de torts ? Les membres du Consortium international des journalistes d'investigation sont cette fois à l'origine des révélations des Paradise Papers. Après les Panama Papers ou les Lux Leaks.

Ces désormais célèbres enquêtes journalistiques ont des caractéristiques communes :

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  • elles sont fondées sur des fuites de données anonymes (les "leaks")
  • elles ont été élaborées par plus de 200 journalistes de toutes nationalités
  • elles concernent plus de 70 pays
  • elles reposent sur des informations systématiquement mises en commun

Ce travail d’investigation et de recoupement est chaque fois conduit dans la discrétion, durant de longs mois, avant d’aboutir à la révélation de faits criminels transfrontaliers et/ou de phénomènes de corruption, amplement couverts par des personnalités de la classe dirigeante de nombreux et puissants pays.

Dans un monde globalisé, où les économies nationales sont interdépendantes, où les circuits financiers ne connaissent aucune frontière et dans lequel la délinquance et la criminalité ont depuis longtemps appris à emprunter les voies technologiques les plus avancées, le journalisme a lui aussi changé de dimension :

  • Parce que le temps nécessaire à des enquêtes approfondies représente un important budget pour chaque média d’information, il est devenu collaboratif.
  • Parce que conduire des investigations sur les agissements de groupes puissants aux intérêts financiers considérables est une activité dangereuse, il est mené en secret.
  • Parce qu’à l’ère des "fake news" aux effets amplifiés par les réseaux sociaux, il est enfin soucieux d’impact.

Des sujets très divers, toujours très sensibles

Si dans les dernières années, leurs objets d’enquêtes se sont particulièrement ancrés dans le monde financier, dans ces marges de l’économie capitaliste où prospère l’argent occulte, les journalistes du consortium s’attachent aussi à appliquer leur démarche d’investigation approfondie à tous les secteurs :

- Le commerce de corps humains recyclés dans des implants médicaux

- Les dégâts de l’industrie minière australienne en Afrique

- Les excès de la pêche maritime

Ou le rôle occulte des compagnies militaires privées dans des zones de guerre

Des sujets très divers, toujours très sensibles, où de gros profits sont réalisés sur le dos des plus faibles.

Un média autonome au service de journalistes du monde entier

Fondé en 1997 par le journaliste américain Charles "Chuck" Lewis par le biais de l’association américaine de presse à but non lucratif Center for Public Integrity, l’ICIJ s’est transformée depuis février 2017.

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Après le considérable succès des Panama Papers, la structure est devenue un média autonome, également à but non lucratif, financé par diverses fondations philanthropiques, donations et dons privés. Un média récompensé ces dernières années par de très nombreux prix, dont le Pulitzer.

Fidèle à ses origines, le consortium affiche clairement son objectif : fournir un appui (juristes, spécialistes en informatiques, équipe de "fact-checking") aux journalistes tout autour du globe afin de lutter contre les menaces provenant des industries polluantes, des réseaux internationaux du crime, des États voyous, etc. Et ce, en éliminant l’esprit de rivalité entre les journalistes afin de promouvoir, à l’inverse, l’esprit de collaboration.

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