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Pensées inconvenantes

Par

** PENSEES INCONVENANTES **

je crois que c’est important à préciser pour l’auditeur , les pensées inconvenantes ne sont pas des idées extrêmes . Pour ces dernières, Artaud, Bataille, Sade, Robbe-Grillet, et un certain nombre d’auteurs de l’ancienne section “enfer” des bibliothèques, suffisent à l’affaire.

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Eric pougeau
Eric pougeau
© Radio France - Eric Pougeau

Les pensées inconvenantes sont plus modestes, et, je le pense, plus subtiles. Elles ne sont pas extrêmes, elles nous sont extrêmement proches, typiquement humaines et donc dérangeantes. Les idées extrêmes font froid dans le dos, ou font rire (mécanismes de défense classiques).

** Les pensées inconvenantes, elles, nous font rougir , nous contestent dans notre prétention morale. Elles parlent au petit tas de secrets que nous sommes tous. * Bertrand Richard* **
*CESIUM 137 *

RADIO ACTIVITY est un essai radiophonique entre documentaire et field recording. Nous utiliserons l’eau comme métaphore qui est l’une des premières préoccupations après une catastrophe de ce type, essentielle à l’homme, elle est la première contaminée. Symbole de mouvement et de flux c’est par elle que le mal circule et s’implante.

Tsunami > vague noir > inondation > chaos > pluie radioactive –boue radioactive –

contamination des sols > mer contaminée > eau radio active > chaos

Cartographie de la contamination au césium
Cartographie de la contamination au césium

ET AUSSI YONAOSHI 31 de Keiko Courdy

Pour articuler et composer notre essai nous irons sur l’île de Shikoku à la rencontre de la mer et de ses pêcheurs en mer et sur terre. Ici on pêche encore le bonite au fil. C’est aussi ici qu’il y a les narut o (tourbillons) qui rendent les dorades si musclées et donne au crabes des têtes de samurais en colère. C’est aussi sur le pont qui relie Honshu à Shikoku que les « évaporés » sautent pour être emportés par un naruto sans laisser de trace. A Shikoku on trouve aussi « l’eau des profondeurs » eau chargée en minéraux ultra rares et puisée là où le niveau de la mer chute brutalement, à cause d’une faille située entre deux plaques tectoniques. Cette eau est vendue sous forme de fiole et consommée pour ses vertus.

**Amandine Casadamont **
** LE PONT DE BROOKLYN**

Pascal Tessaud a longtemps réalisé des courts métrages, des clips, des documentaires.Tous ont pour source d’inspiration la banlieue populaire et métissée.

Pascal voulait faire un long métrage, mais aucune boîte de production ne voulait le suivre dans cette aventure.

Alors Pascal a fait son film sans producteur, sans autorisation, sans argent.

« Sans papiers » dit-il.

Mais avec courage, avec énergie, avec colère, avec tendresse.

Avec des amis : KT Gorique, Jalil Naciri, Liliane Rovere, Rafal Uchiwa, Blade, Despee Gonzales, Manon Leroy, Babali Show, Khulibaï, Zirko, Bouzid….la liste est longue, il faudrait écrire une cinquantaine de noms.

« En mode guérilla » dit Pascal.

« En mode Hip Hop » dit Rachid Djaïdani

« Pars à l’aile » disait Mehdi Charef.

Rachid Djaïdani et Pascal Tessaud
Rachid Djaïdani et Pascal Tessaud
© Radio France - G.GILLON

Avant lui, ses amis Rachid Djaidani, Jean-Pascal Zadi, Hakim Zouhani , Carine May, Djinn Carrenard, Djalil Naciri, Jérôme Maldhé ont réalisé de très beaux films « hors circuit » dont certains ont monté les marches de Cannes. La banlieue était au centre du monde.

Pascal et son équipe ont tourné « Brooklyn » en un été, avec un appareil photo. La lumière était belle. J’ai vu ce film. Le public, venu de tous les horizons, était conquis, sous le charme. Le film raconte l’histoire d’une jeune métisse qui se lance dans le Rap en étant soutenue par une association culturelle de Saint Denis. On y voit toute une galerie de personnages très attachants. Les acteurs, dont c’était pour beaucoup le premier rôle, sont stupéfiants de justesse. Tous les dialogues ont été improvisés, ce qui donne l’impression d’un film « pris sur le vif », vivant, à la frontière fragile du documentaire et de la fiction.

« Brooklyn » a été sélectionné à l’ACID à Cannes. Saint Denis a donc monté les marches.

Pascal regarde cette banlieue, ses habitants avec amour, tendresse, humour et lucidité. Il aimerait nous faire partager son point de vue.

L’émission, en racontant le tournage avec ceux qui l’ont suivi et soutenu ( Pascal Tessaud, Rachid Djaidani, Jalil Naciri, Blade, Babali Show, Khulibaï ), fait parler cette « marge » qui n’attend pas d’autorisation pour se faire une place au « centre ».

*** Gaël Gillon* ** Le film arrive avec le soutien du cinéaste Marc Levin

Pascal Tessaud et son équipe
Pascal Tessaud et son équipe