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Photo, cinéma, musique... 5 idées pour votre week-end

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- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, un coffret disque,  une exposition, un livre et un film. Bonnes découvertes !

Un spectacle : “LE BAL”, une épopée au parfum vintage

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Tous les genres sont invités au bal : comédie musicale, tragédie, sketch, court métrage... pour revisiter Roméo et Juliette remixé par West Side Story et le cerveau bouillonnant des deux jeunes créateurs de ce spectacle hors-norme. Seize comédiens sont sur le plateau, rompus à toutes les disciplines, avec notamment Sigrid Bouaziz, repérée dans le Personal Shopper d’Olivier Assayas.  

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L'avis des critiques : 

C’est un spectacle extrêmement visuel, mais au niveau théâtral cela reste une parodie sans dimension critique, avec trop d’effets d’annonces. On est un peu traîné de force sur la piste de danse. Florian Gaité

Il y a une grande énergie qui tient certainement à la jeunesse des comédiens. Cependant on reste à l’extérieur du spectacle. On a l’impression d’avoir assisté à une belle fête, les décors sont très beaux, mais à une fête à laquelle on n’a pas été invité. Lucile Commeaux

  • LE BAL”, de Jeanne Frenkel & Cosme Castro (La Comète)  jusqu’au 9 juin au Monfort

Un coffret disque : “The unreleased recitals at the concertgebouw”, L’art infaillible d'Emil Gilels

“The unreleased recitals at the concertgebouw”
“The unreleased recitals at the concertgebouw”
- Emil Gilels / Fondamenta

Ce coffret est l’histoire d’une chasse au trésor, car il n’y a pas que dans la “world music” qu’il existe des “diggers”, ces découvreurs de pépites discographiques. Frédéric D’Oria-Nicolas, directeur artistique du label Fondamenta, a réussi à convaincre le petit-fils du célèbre pianiste russe Emil Gilels de lui permettre d’exhumer cinq récitals donnés entre 1975 et 1980 au Concertgebouw d’Amsterdam. Le résultat est d’une beauté à couper le souffle, avec un musicien au sommet de son art, se promenant dans son répertoire de prédilection. C’est une chance inespérée de pouvoir découvrir aujourd’hui de nouveaux enregistrements d’un des plus grands pianistes du XXème siècle. Lorsqu’il fut présenté, jeune homme, à Arthur Rubinstein, et que celui l’écouta jouer, il prédit que si Gilels devait venir aux Etats-Unis, il éclipserait tout le monde, y compris lui-même. On comprend pourquoi.

L'avis des critiques :

Pour moi Gilels est un des trois pianistes du siècle. On entend la vitalité, il y a quelque chose qui coule de source. Il joue comme il respire dans beaucoup de répertoires différents. Anna Sigalevitch

La qualité de l’enregistrement est excellente. L’art de Gilels est un art infaillible, tout est cohérent. Emmanuel Dupuy

  • Coffret Emil Gilels  “The unreleased recitals at the concertgebouw” chez Fondamenta

Une exposition : " Our lives and our Children", Robert Adams capture l'humanité dans la banalité du quotidien 

Robert Adams, Sans titre, Our Lives and Our Children, 1979-1982
Robert Adams, Sans titre, Our Lives and Our Children, 1979-1982
- Robert Adams / Collection Centre national des arts plastiques

C’est la première fois que l’on peut voir à Paris l’intégralité de la série Our Lives and Our Children, oeuvre majeure du photographe américain sur le catastrophisme écologique, née de la vision d’une colonne de fumée s’élevant au-dessus d’une usine de production d’armes nucléaires dans le Colorado. Cela lui donna l’idée de ce projet, qui donne à voir ce qu’une catastrophe nucléaire pourrait détruire.

L'avis de critiques :

C’est un régal absolument glaçant. Cette série, à mes yeux, expose vraiment le pouvoir des images. Par le pouvoir de la photographie, de l’instant, de la lumière, Robert Adams parvient à nous faire croire à l’apocalypse. Yasmine Youssi

L’accrochage donne vraiment quelque chose de cinématographique aux photographies. L’histoire se passe sous nos yeux. Cela évoque quelque chose de très mélancolique également, et ça m’a fait penser à La Jetée de Chris Marker. Anaël Pigeat

Dès les premières photos nous sommes dans la vie quotidienne, des images qu’on pourrait croire sorties d’un album familial, prises à la volée, mais peu à peu, l’inconfort de la prise de vue devient celui de la situation et l’angoisse se fait sentir. Florian Gaité 

“L'arpenteur des ténèbres”, le récit d'une quête artistique et littéraire d’Antoni Casas Ros

L'arpenteur dess ténèbres
L'arpenteur dess ténèbres
- Castor Astral

Jeune écrivain répondant à la commande d’une fondation qui souhaite un texte décrivant le monde “d’après un pur critère esthétique”, Antoni va croiser la route d’Anca, une artiste qui tague les villes d’images érotiques à la peinture rouge. Dans une Amérique en proie à un réseau terroriste visant à instaurer le chaos, ils vont brûler d’amour et produire une série de fictions littéraires.

L'avis des critiques : 

C’est un récit de quête artistique, littéraire. Ce livre, foisonnant, a énormément d’ambition, il se situe au croisement de deux veines : le roman américain des années 60 et le roman sud-américain plus fantasque. Il faut lâcher l'idée de s'y repérer pour s'y abandonner. Lucile Commeaux

Il y a un vertige créé par ces constellations narratives, mais aucunes réponses révolutionnaires apportées. C’est un livre qui a quelque chose de très adolescent. Elisabeth Philippe

Ces images baroques sont déjà vues, les références pèsent… ça a un côté un peu « pudding » ! Mais il y a une certaine esthétique du chaos qui se dessine et on finit par être emporté par les flots. Philippe Chevilley

Ce livre est assez brillant dans sa forme, mais c’est une promesse non tenue. Je suis beaucoup plus intéressé et touché par la partie du chaos. Arnaud Laporte

L'arpenteur des ténèbres”, d’Antoni Casas Ros, publié par Le Castor Astral

“Une année polaire”, une immersion de Samuel Collardey dans le quotidien des Inuits de Tiniteqilaaq

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Le cinéaste brouille les repères entre fiction et documentaire en suivant un instituteur danois qui part enseigner au Groenland, à Tiniteqilaaq, un hameau inuit de 80 habitants. Il lui faudra patience et empathie pour s’intégrer dans cette communauté régie par des us et coutumes dont il n’avait aucune idée avant d’arriver là. Le spectateur va suivre ce même chemin avec lui.

  • Une année polaire”, de  Samuel Collardey 

-En partenariat avec le magazine Grazia-