Photo, spectacle, cinéma... 5 idées pour votre week-end

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Photo, spectacle, cinéma... 5 idées pour votre week-end

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Montage 2311
Montage 2311
- AND

Chaque vendredi, Arnaud Laporte et les critiques de La Dispute vous proposent une sélection de rendez-vous culturels pour votre week-end.

Toute cette semaine, les critiques de La Dispute ont une fois encore débattu pour vous du meilleur de l'actualité culturelle. Résultat de ces échanges en 5 récréations, un spectacle, une livre, une exposition, un disque, un film. Bonnes découvertes !

Un spectacle : "PARADOXAL" , un thriller qui crée le doute et le propage dans la tête du spectateur

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Marien Tillet a écrit, mis en scène et joue ce spectacle pas comme les autres, dans lequel il incarne un journaliste insomniaque qui intègre un programme de recherche médical consacré aux rêveurs lucides. En dire plus serait gâcher le très grand plaisir et le frisson de cette représentation.

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L'avis des critiques :

C’est un homme seul qui joue plusieurs personnages, le premier étant une jeune fille entrant dans une clinique pour participer à un panel de rêveurs lucides. Le sommeil est un moyen de brouiller les limites, les mises en abîme se succèdent. C’est aussi une matière à récit littéraire. Il parvient à créer des effets de frayeur assez étonnants. C’est un spectacle à effets qui fonctionne vraiment de bout en bout. Lucile Commeaux

Cela commence pratiquement comme du stand-up. Il fait la chose qui je crois m’irrite le plus au théâtre : nous faire chanter. Or, il parvient à me rendre sympathique cet acte qui pourrait me faire sortir d’un théâtre. Il nous entraîne dans un théâtre qu’on n’a pas l’habitude de voir, avec presque rien. Jouer sur la frontière entre réalité et rêve au théâtre, c’est malin. On y est enclin à accepter toutes les bizarreries du monde. Lily Bloom

Je me suis fait embarquer, il est très bien son spectacle. C’est un hypnotiseur qui prend soin d’embarquer son monde. J’ai eu l’impression d’avoir des moments d’endormissement actif. On a l’impression qu’il y a un fil et qu’on le suit. René Solis

J’ai trouvé ça très bien, malgré peut-être trop peu d’allers-retours. J’en attendais plus puisque l’histoire est créée sur un tout assez long. Il est fort quand même Marien Tillet, il a écrit, il met en scène et il interprète son spectacle. Arnaud Laporte

  • " Paradoxal" , de et par Marien Tillet - Jusqu'au 30 novembre au Théâtre de Belleville 
La Dispute
55 min

Un disque "Khonnar" , de Deena Abdelwahed, le son du futur

deena abdelwahed
deena abdelwahed
- In Fine

Certes, le titre de cet album n’est pas le plus heureux qui soit dans notre pays, mais je puis vous assurer que d’ici peu, tout le monde vous demandera si vous avez écouté Khonnar ! (en fait, ça se prononce “ronnar”). Considération linguistique mise à part, Deena Abdelwahed est la perle de la jeune scène du Maghreb, et nous avait déjà envoûté avec son EP, Klabb, en 2017. Plaisir démultiplié avec ce premier album, dans lequel la techno se trouve comme augmentée grâce aux samples de voix orientales. Aventureux, noir, vibrant d’une énergie sans peur et sans reproche, l’album de Deena Abdelwahed parcourt des paysages encore inexplorés, inventant un futur sonore majestueux et inquiétant. Si les premières plages renouvellent la bass music, le reste de l’album achève de bousculer tous nos repères, et explose les frontières de la musique expérimentale.

L'avis des critiques :

Elle a un désir de renouveler totalement l’image de la musique orientale et d’amener une proposition ayant l’avantage d’avoir un caractère offensif et militant. Il y a une utilisation de sons mécaniques par moment très puissants. C’est un album que j’ai trouvé très novateur avec des racines musicales essentiellement électroniques, mais venant aussi de la soul, avec des éléments de musique arabe. Christophe Conte

Ce sont des gens qui ont très peu de publics dans leur pays. C’est quelque chose que l’on ressent dans ce disque. On a quelqu’un en train de se façonner une identité d’artiste, de se bâtir. J’y vois un prototype, un disque de débutant avec des volontés un peu orchestrales et des choses un peu « cheap » dans le tout synthétique. Il y a aussi des choses assez touchantes, malgré des éléments assez attendus et des tics. C’est un disque électrique, mais pas tout le temps électrisant. Olivier Lamm

On repense aux fondamentaux de la techno à Détroit. J’ai eu la sensation tout à coup d’avoir le son du futur. « Khonnar » signifie « la face obscure ». On a l’impression de sortir des effets de mode et de se connecter à l’art du vivant. Cela a cette radicalité et cette profondeur de champ-là. Cela fait partie des uppercuts. Mathilde Serrell

  • "Khonnar" , de Deena Abdelwahed  chez Infiné

“Inside-Outsie” et "rétrospection", coup de foudre pour l'oeuvre de Joël Meyerowitz

White Road, Tuscany, Italy, 2002
White Road, Tuscany, Italy, 2002
- Joel Meyerowitz Courtesy Polka Galerie

La Galerie Polka, rue Saint-Gilles, à Paris, met à nouveau Joël Meyerowitz à l’honneur, deux ans après “Taking my time”, qui s’intéressait aux débuts du photographe américain.
Cette fois, avec “Inside/Outside”, il s’agit de revisiter 60 ans de pratique, en faisant fi des séries, pour mettre en regard des photos de différentes époques, de différents sujets, pour un dialogue inédit au sein même de l’oeuvre du photographe.

L'avis des critiques :

On a un coup de foudre. Meyerowitz est connu comme un photographe de rue. Il est parmi les premiers à avoir utilisé la couleur qui à cette époque est un peu méprisée, comme trop commerciale. Il n'y a aucun exotisme dans ces couleurs, quelque chose d'une humanité profonde. Anaël Pigeat

Je suis extrêmement reconnaissante à cette exposition de m’avoir réconciliée avec Joel Meyerowitz. Ils sont trois photographes à avoir réellement commencé à travailler avec la couleur en lui donnant de l’importance. Ici, à travers les photos retenues, je me suis rendue compte de l’importance du travail de Meyerowitz. On saisit d’emblée la révolution de la couleur à ce moment-là. Yasmine Youssi

Je découvre l’ampleur de l’œuvre de Meyerowitz sur laquelle je n’avais pas de vue d’ensemble. L’exposition et le livre retracent cette diversité. C’est quelqu’un qui est très sincère dans son projet et va faire une photo de circonstance en accord avec sa vie. On a l’impression qu’il a vécu dix vies et on est avec lui. Florian Gaité

  • Joël Meyerowitz : Inside-Outsie”, jusqu’au 12 janvier à la Polka Galerie
  • Livre : " Retrospection" Ed. Textuel
La Dispute
56 min

Un livre : "Nagori, la nostalgie de la saison qui s'en va", de Ryoko Sekiguchi (POL)

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Je ne sais si Ryoko Sekiguchi est aussi bonne cuisinière qu’écrivain, mais je déguste chacun de ses livres avec délectation. Ces textes doux-amers convoquent aussi bien la nostalgie d’une voix perdue que d’un fruit qui n’est plus de saison. Ce qui est passé, le retrouvera-t-on ? Quand et comment est-ce que cela réapparaît ? Cette odyssée culinaire est bien sûr éminemment existentielle.

L'avis des critiques :

Le livre ne suffit pas à épuiser tous les sens de ce terme qu’est "nagori". Elle explique combien les gens d'Edo ont toujours été différents des gens de Kyoto qui se trouvent dans l’esthétique du "nagori". Il y a toujours quelque chose en lien avec ces derniers moments, ces derniers instants. Elle s’intéresse beaucoup à la mort dans ses livres et c’est ici comme une nouvelle approche. Arnaud Laporte

Je trouve cela assez magique de partir d’un mot, d’une définition où il y a de l’indicible. On arrive à comprendre "nagori", mais pas forcément à l’expliquer. Ce livre se déroule avec un brassage d’histoires. En expliquant qu’on peut mélanger les produits, elle embrasse le monde. On a l’impression que les deux sens que sont le goût et l’odorat reviennent au premier plan. Philippe Chevilley

J’ai découvert cette auteure et j’ai adoré. On entre tout de suite dans la culture japonaise et ses clichés. L’auteure le dit elle-même, les Japonais sont des gens sensibles. Il est question de la saisonnalité des produits. Elle évoque le confort figé de la nourriture industrielle qui a quelque chose de rassurant. Alexandre Comte

Les subtilités infinies font partie du charme, lui-même presque infini du livre. Elle excelle dans la multiplication des vues sur un même sujet, qu’elle n’épuise pas, mais dont elle montre la richesse. Il y a beaucoup de charme dans cette multiplication des sens qui nous fait parvenir à une sensualité. Je trouve simplement que l’opposition de notre temps linéaire au temps cyclique des saisons est peut-être un peu caricaturale. Florent Georgesco

  • "Nagori", de Ryoko Sekiguchi (POL)

Un film : "Hard eight", de Paul Thomas Anderson

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La quasi unanimité qui a accompagné la sortie de Phantom Thread, le dernier opus en date de Paul Thomas Anderson, a sans doute conduit à la sortie en salles de son premier long-métrage, inédit chez nous, même s’il fut présenté à Cannes en 1996. Hard eight bénéficie d’un casting en or : John C. Reilly, Gwyneth Paltrow , Samuel L. Jackson et Philip Seymour Hoffman !

  • "Hard eight", de Paul Thomas Anderson  Sortie 21/11
La Dispute
55 min

-En partenariat avec le magazine Grazia-