Albert Uderzo le 11 octobre 2005 dans son bureau des éditions Albert-René.
Albert Uderzo le 11 octobre 2005 dans son bureau des éditions Albert-René.
Albert Uderzo le 11 octobre 2005 dans son bureau des éditions Albert-René. ©AFP - Eric Feferberg
Albert Uderzo le 11 octobre 2005 dans son bureau des éditions Albert-René. ©AFP - Eric Feferberg
Albert Uderzo le 11 octobre 2005 dans son bureau des éditions Albert-René. ©AFP - Eric Feferberg
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Résumé

Première partie avec le dessinateur et créateur d'Asterix, Albert Uderzo, à l'occasion de la sortie de son autobiographie "Uderzo se raconte" (Stock).

avec :

Albert Uderzo (auteur de bande dessinée, co-créateur d'Astérix), Jean-Loup Amselle (anthropologue et professeur à l'EHESS).

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Albert Uderzo est l'invité de Tewfik Hakem à propos de la parution de son autobiographie "Uderzo se raconte". Il explique les raisons qui l'ont poussé à écrire sur sa vie, malgré les quatre biographies qui existent déjà sur lui. Ce livre est plus personnel, il y parle de son enfance "extraordinairement joyeuse bien qu'extrêmement modeste" dans une banlieue ouvrière et de ses origines italiennes aussi. 

"A plus d'un titre" avec Albert Uderzo, le 28/01/2008

1h 00

Il s'explique sur ce qui pourrait paraître étrange, qu'Astérix le gaulois ait été créé par deux enfants d'immigrés, René Goscinny ayant des origines polonaises et ukrainiennes : "On se s'est pas posé la question quand on a créé le petit Gaulois parce que nous nous sentons très français. Nous sommes nés, Goscinny et moi-même, en France. Nous savions quelles étaient nos origines mais notre culture est française."

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Je l'appelais René ou petit René, parce que comme il n'était pas grand, on l'appelait petit René et lui m'appelait Bébert parce que c'était mon surnom depuis mon enfance. Comme il venait d'une famille bourgeoise, pour lui Bébert c'était extraordinaire... C'est le dernier d'ailleurs à m'appeler comme ça.

Il se souvient de son premier travail à l'âge de treize ans dans une société d'édition de bandes dessinées. Il se rappelle les petites phrases racistes à l'égard des Italiens, les principaux immigrés à l'époque, "c'était quasiment un peu désagréable".

Il raconte la création du personnage d'Astérix alors qu'on leur demandait "toujours de faire des sous-Tintin". L'été 1959, ils devaient enfin trouver "une histoire nouvelle" pour le journal Pilote, "on n'avait plus tellement de temps devant nous, il fallait faire très vite", se souvient-il. Le succès a été immédiat et a passé les frontières, ce dont Albert Uderzo se réjouit, clouant ainsi le bec aux critiques qui voyaient juste dans cette réussite, l'empreinte du chauvinisme français.

En savoir plus : Uderzo se souvient de la naissance d'Asterix

En seconde partie de l'émission, Jacques Munier reçoit Jean-Loup Amselle, anthropologue et directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales pour son essai "L'Occident décroché" (Stock).

Références

L'équipe

Dominique Briffaut
Réalisation
Céline Leclère
Collaboration
Claire Martin du Gard
Collaboration
Olivier Bétard
Réalisation